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Warm Up : Sabrina & Samantha, le génial nouveau duo d’Ed Banger

Publié le

par Arthur Cios

(© Agnès Dherbeys)

Dans Warm Up, on réalise un focus sur des artistes dont vous allez (sûrement) entendre parler dans les mois à venir. Alors que sort leur premier EP chez Ed Banger, découvrez les deux mecs qui se cachent derrière Sabrina & Samantha.

De la bonne house sur des gammes arabisantes, sans faire une pâle copie d’Omar Souleyman. C’est avec l’excellent titre "Khéops" que l’on a découvert, avec un peu de surprise, le duo français Sabrina & Samantha.

Puis on a découvert le deuxième morceau de leur premier EP, "Oakisland", où une trompette jazzy improbable se pose sur une instru plus classique — pas dans le mauvais sens du terme, loin de là. On ne peut que comprendre ce qui a séduit Busy P dans la musique des deux trublions.

Qui êtes-vous ?

Julien | Je suis Julien Briffaz.

Laurent | Je suis Laurent Bardainne.

D’où est-ce que vous venez ?

Julien | Je suis né à Boulogne, puis j’ai passé 10 ans en Haute-Savoie. Depuis, je vis à Paris.

Laurent | La Bretagne.

Quand est-ce que vous avez commencé la musique ? Avec quel instrument ?

Julien | J’ai commencé la batterie à cinq ans, puis j’ai eu différents groupes jusqu’à ma découverte de la musique électronique. C’est là que j’ai commencé à devenir producteur, en essayant de croiser à la fois une bonne connaissance du studio et des instruments.

Laurent | J’ai démarré le saxophone en 4e (à 14 ans), puis conservatoire, etc.

Est-ce que vous avez eu différents projets avant ?

Julien | J’ai fait un groupe d’électro nommé Tékel, courant 2000, pendant quelques années. Puis j’ai officié dans le groupe Bot’Ox avec Cosmo Vitelli, projet qui est toujours en cours.

Laurent | Poni Hoax, Limousine et Supersonic.

Pourquoi "Sabrina & Samantha" ?

Julien | En ce qui concerne les noms de groupes, je trouve ça mieux de ne pas justifier le choix. À chacun de voir s’il s’y retrouve.

Laurent | Un hommage subtil et discret aux généreux décolletés (voire plus) des chanteuses des années 1980 Sabrina Salerno ("Boys boys boys") et Samantha Fox ("Touch Me"). Il faut un certain âge pour faire le lien : mon partenaire a validé le nom du groupe sans comprendre… Mais moi, dans ma Bretagne natale, je pouvais passer une éternité devant un poster ou une pochette de vinyle au supermarché à m’émoustiller…

Quelles sont vos inspirations/influences musicales ?

Julien | Nous aimons les croisements improbables. À partir de là, tout est possible. Nous avons tous les deux une ouverture d’esprit suffisante pour se frotter à la plupart des genres musicaux, je pense.

Laurent | Éparses, très peu dans l’électronique : c’est plus excitant de produire de la musique électronique sans s’en inspirer en fait…

Comment est-ce que vous composez ? Décrivez-nous ce processus.

Julien | Même si ce n’est pas aussi manichéen que cela, Laurent s’occupe la plupart du temps des mélodies pendant que je suis plus versé sur les rythmiques et la production. Mais cette répartition plutôt claire des rôles permet d’avancer assez vite.

Laurent | Je marche beaucoup ("Les pensées viennent en marchant" disait Nietzsche), et Julien fume devant l’ordi. Après, c’est spontané : on se sert des synthés et on cherche d’abord une bonne mélodie ou une suite d’accords… Bref, on bosse.

Comment vous avez atterri chez Ed Banger ?

Julien | Je suis en contact avec Pedro depuis quelques années. C’est quelqu’un de très cool, et je lui envoyais régulièrement ce que je faisais. Il a aimé les titres et m’a proposé de les sortir, c’est aussi simple que cela.

Laurent | Julien le dit bien.

Si vous aviez un conseil aux auditeurs pour écouter votre musique, quelles seraient les meilleures conditions ?

Julien | Dans un club avec un bon son, genre le Rex ou le Robert Johnson.

Laurent | Pour "Aokisland", de juste s’être fait larguer. Pour "Khéops", de juste avoir pécho.

Comment définiriez-vous votre projet ?

Julien | Expérimental et dansant.

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