Warm Up : la pop funky et rétrofuturiste de Parcels

Comparés à Daft Punk, avec qui ils partagent une obsession pour les productions disco satinées de la fin des années 1970, les jeunes prodiges australiens de Parcels viennent tout juste de sortir Hideout, leur premier EP, sur le label parisien Kitsuné. Rencontre. 

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Tout jeune quintet en provenance de Byron Bay, véritable repère de hippies situé sur la côte est australienne, les Parcels portent tous les cheveux longs et chantent à l’unisson. Pourtant, leur pop experte et délicieusement funky n’emprunte pas grand chose aux grandes heures de la pop psychédélique et du folk-rock. Au contraire, c’est plutôt dans les disques de Phoenix, Supertramp ou encore le soft rock de Steely Dan que ces fines lames ont puisé pour écrire leur pop géométrique et définitivement addictive.

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Désormais installés à Berlin, les Parcels distillent leurs singles imparables (“Hideout”, “Myenemy”, “Older”) pour le compte de l’écurie parisienne Kitsuné. De passage à Paris au Point Éphémère le 16 février prochain, leur show est complet depuis plusieurs semaines.

Qui êtes-vous ?

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Nous sommes Parcels, un groupe de cinq mecs haut en couleurs avec un certain goût pour la disco-funk et l’envie de créer une pop music intéressante.

D'où venez-vous ?

Nous sommes de Byron Bay, le point le plus à l’est de la côte australienne. C’est une petite ville dans laquelle le soleil, les bonnes vagues et la relaxation sont les plus grandes priorités. C’est aussi un endroit où se déroulent certains des festivals australiens les plus cool, un endroit où la musique a toute sa place.

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Qu'est-ce que vous faites dans la vie - études/travail ?

Après l’université, on a tous déménagé à Berlin. Il y fait très froid, alors on passe notre temps à répéter, écrire, enregistrer et boire les meilleures bières allemandes (et aussi les moins chères).

Quand est-ce que vous avez commencé la musique ? Avec quel instrument ?

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On a tous grandi en étant immergés dans la musique et naturellement on a tous touché à plusieurs instruments. Secrètement, notre batteur Toto veut jouer de la basse et Noah, notre bassiste, est le meilleur batteur du groupe. Jules (guitare) est un dingue de l’harmonica, Pat (claviers) est au top quand il joue du triangle. Quant à Louie, il est à sa place aux claviers.

Est-ce que vous avez eu différents projets avant Parcels ?

Plein ! Depuis l’âge de 13 ans environ, on a joué de tous les styles. On a expérimenté, joué dans des groupes de folk, de metal et tous les styles intermédiaires.

Comment définiriez-vous votre projet ?

Notre projet est une collision entre l'ancien et le neuf, recraché sous une forme de soirée disco où tout peut basculer subitement.

Quelles sont vos inspirations/influences musicales ?

On aime la pop des années 1970 : Fleetwood Mac, Steely Dan, David Bowie. On aime aussi la musique électronique : Gorillaz, Daft Punk, Kraftwerk. On aime tout ce qui a un groove : disco, funk, soul blues. En fait on s’inspire d’à peu près tout ce qui nous tombe sous la main.

Comment est-ce que vous composez ? Décrivez-nous ce processus.

Avant les morceaux étaient commencés sur l’ordinateur par un des membres du groupe, puis développés, affinés et terminés avec le groupe. Mais désormais, nous expérimentons de plus en plus ensemble, en tant que groupe. On essaie au maximum de ne pas s’arrêter à une seule méthode d’écriture.

Quelle a été l'influence de Byron Bay sur votre musique et votre développement en tant que groupe ?

Essentiellement la chance que nous avons eu d’y grandir, à travers l’école, notre communauté, qui nous a permis de jouer, jouer et jouer encore. C’est le plus beau cadeau que Byron Bay ait pu nous faire. Et puis Toto, notre batteur, ne peut s’empêcher de groover sur ce rythme un peu bizarre, un peu "reggae des plages", quand on répète !

Si vous aviez un conseil aux auditeurs pour écouter votre musique, quelles seraient les meilleures conditions ?

À la surface, notre musique est faite pour danser. On veut que les gens fassent la fête en nous écoutant, en particulier pendant nos concerts ! Mais à y regarder de plus près, vous verrez que tout n’est pas si rose, alors faites gaffe…

Par Adrien Colle, publié le 10/02/2017

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