Warm Up : Anna Leone, nouvelle voix de la folk scandinave

Dans WARM UP, on réalise un focus sur des artistes dont vous allez (sûrement) entendre parler dans les mois à venir. Alors qu’elle dévoile son nouveau morceau "I Never Really", en exclusivité sur Konbini, présentation de la jeune compositrice et chanteuse suédoise.
 

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(© Springbok)

La sortie de son premier morceau "My Soul I", il y a de cela deux mois, avait fait l’effet d’une révélation. Il faut dire que le talent désarmant d’Anna Leone, jeune Suédoise de 23 ans, a de quoi bousculer.

Autrice-compositrice-interprète, Anna Leone, qui a grandi dans un quartier calme de Stockholm, a commencé à composer ses premiers morceaux à la guitare alors qu’elle était adolescente. Depuis, sa musique - à la croisée de la folk et de la pop - est devenue un vecteur d’émotion sans filtre capable de toucher un grand nombre d’auditeurs. Portée par des mélodies délicates et une voix soul bouleversante, ses textes mélancoliques font état de ses doutes et sa vulnérabilité.
 

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Pour le clip "My Soul I", elle contemplait seule sur un ferry l’immensité du paysage scandinave qui s’offrait à elle. Aujourd’hui, elle chante ses regrets dans une complainte toujours aussi mélancolique nommée "I Never Really" qu’elle nous offre en avant-première. L’occasion pour nous d’essayer de sonder l’univers de la jeune femme qui a répondu à nos questions.
 

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Qui es-tu ?

C’est une bonne question. Je ne suis pas sûre de connaître complètement la réponse. Je vais répondre que je suis une chanteuse/compositrice qui trouve de l’inspiration dans la solitude et qui finit le plus souvent par écrire des morceaux très mélancoliques.

D’où viens-tu ?

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Je viens de Stockholm, en Suède. Mon père est guadeloupéen. Je suis donc à moitié française.

Quand est-ce que tu as commencé la musique ?

J’ai commencé à écrire il y a quelques années, à peu près quand j’étais au lycée. Je n’ai jamais suivi d’entraînement traditionnel ni été formée à la théorie musicale. J’ai juste commencé à mettre sur papier des pensées que j’avais ici et là jusqu’à ce que je découvre qu’elles pouvaient être des morceaux et que je pouvais leur donner vie à la guitare.

As-tu eu d’autres projets avant ?

C’est mon premier projet. J’ai rencontré mon A&R Mica Elig il y a quelque temps déjà et nous avons travaillé ensemble depuis sur le projet, sortant le morceau "My Soul I" il y a deux mois. Je joue cependant pour moi-même depuis que j’ai une guitare et d’une certaine façon, c’est comme si j’étais déjà passée par beaucoup de phases musicales et créatives.

Quelles sont tes inspirations/influences musicales ?

J’écoute beaucoup d’autres chanteurs/compositeurs et il y en a énormément que j’admire. Lana Del Rey est l’une de mes plus grandes influences. Je suis tombée amoureuse du titre "Video Games" dès sa sortie. L’univers qu’il dégage, la mélodie, sa voix… tout. Laura Marling est aussi quelqu’un que j’admire sincèrement. Je suis très inspirée par sa musique et sa carrière.

Comment est-ce que tu composes ? Peux-tu nous décrire ce processus.

Cela peut énormément varier. Parfois, je m’assoie dans ma chambre avec ma guitare et je joue jusqu’à ce que je trouve quelque chose de satisfaisant. Des fois, j’ai une phrase dans mon esprit qui guide le reste du processus. Ce n’est pas vraiment glamour. J’ai toujours écrit car j’ai toujours senti que c’était ce que je devais faire. Tout ce que j’écris semble si proche de moi.

Quelle est l’histoire derrière le morceau "My Soul I" ?

Je ne veux pas en dire trop à propos du morceau car je préfère que les gens l’écoutent pour ce qu’il est. L’émotion est déjà assez directe. Je dirais cependant qu’il s’agit d’amour-propre et d’acceptation, de ce que tu es, de ce que tu as été et de ce que tu pourrais devenir.
 

T’attendais-tu à de si bons retours ?

Je ne savais pas à quoi m’attendre du tout car c’est la première fois que je partage mon travail. C’était génial cependant de voir un certain nombre de personnes établir des liens avec le morceau. C’est un super sentiment que de savoir que tu as touché quelqu’un.

C’est ton deuxième morceau, comment l’as-tu abordé, quelles attentes places-tu en lui, sur quel(s) projet(s) à venir ouvre-t-il ?

"I Never Really" s’inscrit comme une suite naturelle. Les deux morceaux existent en quelque sorte dans le même monde. Celui-ci aborde des émotions différentes qui vont pourtant ensemble : à quel point il est dur de trouver les mots pour décrire tes sentiments et comme cela peut s’avérer épuisant d’essayer d’être perçu d’une certaine façon.

Si tu avais un conseil aux auditeurs pour écouter ta musique, quelles seraient les meilleures conditions ?

Je suis toujours plus créative la nuit car c’est le moment où je ressens tout de manière plus intense. Mes morceaux sont assez sombres et abordent le sentiment d’isolement. Je dirais donc que les meilleures conditions pour écouter ma musique seraient de l’écouter seul·e le soir. Je pense que de toute manière, c’est un bon moment pour écouter de la musique car il n’y a aucune distraction et tout est plongé dans une lumière différente.

Comment définirais-tu ton projet ?

Je pense que, d’une certaine façon, je suis toujours en train de chercher ma voix et d’apprendre de nouvelles manières de m’exprimer. En ce moment, je me situe vraiment dans un mélange entre son acoustique et cinématique. C’est ce que représente le projet pour le moment.

Par Sophie Laroche, publié le 23/11/2017

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