Vivendi veut vendre la moitié du catalogue d’Universal Music

Une annonce surprenante.

 

Le géant des médias Vivendi a annoncé le 30 juillet dans un communiqué vouloir céder jusqu’à 50 % du capital d’Universal Music Group (UMG), label qui gère Def Jam, la Motown ou encore Cash Money Records. Parallèlement à cela, Vivendi est également entré en négociations exclusives pour acquérir le groupe d’édition Editis.

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Concernant Universal, il s’agit pour Vivendi de trouver "un ou plusieurs partenaires stratégiques" afin de "permettre à UMG d’amplifier sa valorisation", précise le communiqué en marge des résultats semestriels du groupe. Des partenaires qui pourront acquérir jusqu’à 50 % du capital, même si Vivendi indique vouloir rester majoritaire.

Dans le but de valoriser au mieux UMG, Vivendi a annoncé vouloir mettre en place "un prix de réserve en dessous duquel il ne descendra pas", souligne Le Monde. Un choix que l’entreprise explique officiellement par une volonté de se développer en Chine, en Inde et en Amérique latine.

Cette annonce a de quoi surprendre, puisque Vivendi avait envisagé un temps l’introduction en Bourse d’UMG. Une manœuvre finalement avortée, en raison de "sa complexité". Surtout, on se souvient du président du directoire de Vivendi, Arnaud de Puyfontaine, qui avait déclaré en 2015 qu’il faudrait lui "passer sur le corps" avant de vendre Universal Music. Vivendi se donne maintenant 18 mois, après le lancement de l’opération à l’automne, pour trouver les partenaires idéaux.

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Une autre opération qui serait "une étape majeure"

En parallèle de cela, Vivendi a annoncé dans ce même communiqué qu’il était en négociation avec l’espagnol Grupo Planeta en vue d’une acquisition de 100 % du capital d’Editis, deuxième groupe d’édition français, qui possède, entre autres, les maisons d’éditions Nathan, Robert Laffont, Presses de la Cité, Plon ou encore Bordas, Belfond, et Le Cherche Midi.

En 2017, le groupe Editis a réalisé un chiffre d’affaires de 750 millions d’euros, et la cession pourrait se faire sur la base d’une valeur d’entreprise retenue de 900 millions d’euros. "L’acquisition d’Editis constituerait une étape majeure dans la construction d’un groupe intégré centré sur les médias, les contenus et la communication", explique Vivendi dans son communiqué.

Le groupe présidé par Yannick Bolloré, fils du premier actionnaire Vincent Bolloré, a réalisé un chiffre d’affaires de 6,46 milliards d’euros sur le premier semestre, en hausse de 18,3 % mais légèrement en retrait par rapport à la moyenne des prévisions des analystes.

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Toujours dans son communiqué, Vivendi indique que l’argent généré par la cession d’une partie d’UMG sera "utilisé pour un programme de rachat d’actions conséquent et une réduction de capital". Reste à savoir qui va récupérer les droits de tous les artistes concernés, et ce que cela implique pour l’avenir de l’industrie musicale.

Konbini avec AFP.

Par Henri Margueritte, publié le 31/07/2018

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