AccueilMusique

Virée au Vietnam dans le dernier clip d’Isaac Delusion, "Distance"

Publié le

par Arthur Cios

Après Los Angeles et la Sibérie, la formation française s’expatrie au Vietnam pour un clip léché comme jamais.

Un an après la sortie de leur deuxième album, Rust & Gold, et tandis que la grande tournée de concerts pour l’accompagner va toucher à sa fin, Isaac Delusion offre un dernier clip, et pas des moindres. Exit le Los Angeles magnifié de "Isabella" et le fin fond de la Sibérie glaciale de "The Sinner", et bienvenue au Vietnam.

Pour accompagner "Distance", hymne assez électronique de la formation française, le groupe a fait appel au duo de réalisateurs Thérèse (Martin Neumann et Bill Fabre). Ces derniers voulaient suivre un groupe de "petites frappes" errant la nuit dans les rues de Saigon, jusqu’à ce qu’un "évènement inattendu […] les amène à commettre l’irréparable".

En une seule journée seulement, l’équipe a tourné l’intégralité du clip dans sept lieux différents de Hô-Chi-Minh-Ville, d’un vieil appartement à un boui-boui en passant par un club de billard ou encore un marché qui va bientôt disparaître. Le producteur Anh Phi Cako nous raconte que l’équipe de jeunes ne sont d’ailleurs pas des acteurs :

"Le cast est constitué d’amis et d’amis d’amis. Nous ne sommes pas passés par une agence de casting par soucis d’authenticité. Les gens du gang, ils sont presque tous amis dans la vraie vie. […] Le gang 'méchant' de mecs tatoués sont en fait des mecs qui bossent dans un barbershop. Ils prônent une culture chicanos et c’est un vrai délire de voir cette culture réappropriée au Vietnam. Au premier abord, les mecs sont super imposants et font peur. Une fois sur le set, ils chantent des pop songs vietnamiennes et se marrent."

Pour accompagner le tout, l’équipe s’est associée avec une designeuse vietnamienne, qui a utilisé des marques locales et autres. Bref, une véritable ode à la culture du pays d’une fidélité rare. Il n’y a pas à dire, avec leurs trois différents clips, Isaac Delusion sait comment mettre en valeur ses morceaux. Vous pourrez les voir à Paris le 23 avril prochain, au Casino de Paris.

À voir aussi sur konbini :