Ces vinyles en matières recyclées sont une super alternative pour l'environnement

Déchets plastiques collectés sur les plages ou algues brunes, voici une belle alternative aux disques en plastique.

Pour la première fois en 30 ans, les ventes de vinyles explosent. Effet de mode ou passion du disque, cette hausse ne joue malheureusement pas en faveur de notre planète. Tout comme celle du streaming et les CD, la production de vinyles est particulièrement énergivore et génère beaucoup de déchets.

Rappelons-le, les vinyles sont composés à 43 % de polyvinyl chloride (PVC), "l’une des matières premières les polluantes à saturer notre planète" selon Greenpeace. Plus connue sous le nom de polymère, cette matière plastique est fondue dans les usines de fabrication de vinyles, avant d’être pressée entre deux matrices qui impriment les sillons du disque. Cerise sur le gâteau, les presses utilisées pour cette étape sont souvent hydrauliques et donc très gourmandes en eau.

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Alors, chez les adeptes de la platine un petit peu soucieux de l’environnement, le dilemme peut être important. Pour eux, c’est incontestable : rien ne vaut le diamant dansant entre les sillons d’un vinyle pour une écoute de qualité. Pour satisfaire ces passionnés des 33 tours et la planète, un label de musique anglais, Mercury KX, a donc inventé un vinyle fabriqué à partir de déchets plastiques ramassés sur les plages.

À l’heure où la pollution des côtes inquiète, cet "ocean vinyl" pourrait être un bon compromis. L’idée semble d’ailleurs avoir conquis le cœur de nombreux mélomanes écolos, puisque les 105 exemplaires produits se sont vendus en quelques heures seulement. Les bénéfices ont finalement été remis à l’ONG Surfers Against Sewage, qui agit pour la protection des côtes du Royaume-Uni.

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Mais ce label n’est pas le seul à avoir réfléchi à une solution. En France, deux Rennais ont inventé le "vinylgue" : un disque fabriqué à partir d’algues brunes. En fondant M Com' Musique, ces deux jeunes Bretons ont souhaité trouver une alternative au plastique en utilisant des matériaux naturels comme la fibre d’algue.

Si le projet n’est pas encore totalement abouti, posant notamment quelques problèmes de dégradation sur le long terme, ses créateurs continuent leurs recherches : une nouvelle rassurante pour tous ceux qui se battent contre la dématérialisation totale du son !

Par Pénélope Meyzenc, publié le 10/03/2020