Vidéo : l'incroyable Interview carrière de Jean-Michel Jarre

Le grand précurseur de la musique électronique nous raconte son parcours fou, entre pop culture et nouvelles technologies.

À l’occasion de la sortie de son autobiographie Mélancolique rodéo, Jean-Michel Jarre nous reçoit chez lui pour discuter de son parcours incroyable. Il nous raconte ses premiers rapports à la musique et surtout au son, avant de passer rapidement à sa découverte de la technologie analogique dans les années 1960.

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Il évoque ensuite son implication dans le GRM (Groupe de recherches musicales) monté par Pierre Schaeffer puis son passage à la composition plus populaire, comme son album avec le chanteur Christophe, ses petites pièces électroniques à la "Pop Corn" et sa BO pour le film pour Les Granges brûlées (avec Simone Signoret et Alain Delon).

Jean-Michel Jarre nous raconte aussi comment il a composé en 1976 son classique Oxygène, avec les premiers synthétiseurs. Il explique aussi les spécificités du VCS 3, le premier synthétiseur européen qui va devenir son instrument fétiche pendant plusieurs années.

Bien sûr, il parle aussi de ses énormes concerts, notamment le premier, à la Concorde le 14 juillet 1979. Organisé comme une rave, cet événement dantesque est le premier d’une longue série d’expériences.

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Tout au long de sa carrière, Jean-Michel Jarre a créé des ponts entre la musique et la technologie, et travaillé ses albums comme des symphonies. Il se sent plus influencé par la musique classique que n’importe quel autre courant musical. Il a aussi senti très tôt que la musique électronique pouvait devenir la véritable exception française, comme le rock pour les Anglais.

Il n’est donc pas étonnant de le voir adulé par des représentants de la nouvelle génération, comme Air, M83 ou Gesaffelstein. Adepte de l’expérimental et du populaire, Jean-Michel Jarre est à la croisée des chemins, entre futurisme et pop culture, toujours passionné.

Au final, Jean-Michel Jarre est toujours à la recherche d’une technologie en accord avec son temps. À 71 ans, le compositeur travaille sur l’intelligence artificielle et sur les multiples façons de concevoir du son qui change chaque minute, chaque seconde.

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Par Aurélien Chapuis, publié le 25/11/2019

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