Vidéo : quand l'ado Kurt Cobain réalisait ces courts-métrages gores et malsains

Mort il y a 26 ans, le frontman de Nirvana signait ces films d'horreur DIY alors qu'il était un ado paumé à Aberdeen.

Internet a quelque chose de magique : il arrive que l'on passe à côté de petites perles pendant des années avant de finalement tomber dessus, par hasard, grâce à un tweet chanceux ou des heures de voyage virtuel. Ce court-métrage gore réalisé par Kurt Cobain en 1984 en est la preuve : postée en 2013 sur YouTube, la vidéo comptabilise un peu plus de 90 000 vues aujourd'hui, mais son contenu n'a pas de prix !

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Quand il avait 17 ans, Kurt Cobain essayait de tuer le temps dans les rues d'Aberdeen, dans le Nord-Ouest des États-Unis. Alors, avec son pote Krist Novoselic, qui deviendra plus tard le batteur d'un des plus grands groupes du monde (Nirvana), la future rock star s'était lancée dans la réalisation de films d'horreur "faits maison".

S'il s'approche plus de l'expérimentation, ce petit film illustre parfaitement l'intérêt un peu malsain de Kurt pour le corps humain. Automutilation, faux sang, meurtre pervers avec, en fond musical, le groupe américain Melvins (des copains de l'époque), le jeune Kurt était un marginal à l'image de sa musique.

Kurt Cobain, le rockeur plasticien

Sa carrière dans le cinéma d'horreur aura été bien courte, heureusement. Mais l'icône grunge ne s'est pas consacrée uniquement à la musique au cours de sa vie, bien au contraire. Dans le documentaire Montage of Heck, sorti l'année dernière, on découvre un Kurt Cobain passionné par l'art : dans les archives de l'artiste torturé, le réalisateur Brett Morgan a retrouvé des carnets par centaines, remplis de croquis mais aussi de collages et de peintures.

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D'ailleurs, Kurt Cobain est l'auteur du collage de l'ange qui orne la pochette d'In Utero, le dernier album du groupe en activité, paru en 1993. L'année précédente, il s'était consacré à la peinture et avait failli cesser sa carrière dans la musique, explique le journaliste et écrivain américain Charles R. Cross dans son livre, Une vie à vif.

Par Juliette Geenens, publié le 06/04/2020