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L'entourage de Shia LaBeouf soutient FKA Twigs dans ses accusations de violences sexuelles

Publié le

par Konbini

La réalisatrice Alma Har'el, une proche de LaBeouf, a apporté son soutien à la chanteuse.

"Je voudrais pouvoir éveiller les consciences sur les tactiques employées par les auteurs de maltraitances pour vous contrôler." C’est par ces mots que la chanteuse FKA Twigs a expliqué son choix de prendre la parole dans un article du New York Times, le 11 décembre dernier. L’artiste britannique de 32 ans y raconte son histoire houleuse avec l’acteur Shia LaBeouf, alors qu’elle vient d’engager des poursuites judiciaires pour violences conjugales contre son ex-compagnon devant la Cour suprême de Los Angeles.

Cette plainte déposée a pu être consultée par nos confrères du média américain. Elle décrit des mois de déchirement, avec des violences physiques, sexuelles et psychologiques à répétition durant leur relation de près d’un an, entre 2018 et 2019. FKA Twigs explique avoir été régulièrement brutalisée et agressée, ces violences lui procurant de nombreux hématomes. Selon la déposition, l’acteur aurait aussi essayé de l’étouffer dans son sommeil et l’aurait consciemment contaminée d’une maladie sexuellement transmissible.

Le récit de FKA Twigs fait surtout état de l’emprise psychologique qu’avait Shia LaBeouf sur elle, et les mécanismes utilisés pour en arriver à cette situation. La chanteuse explique que l’acteur l’a peu à peu isolée de ses proches, en la convaincant de vivre avec lui à Los Angeles plutôt que de retourner à Londres.

Toujours d’après ce témoignage, l’acteur américain de 34 ans émettait de nombreuses critiques et se montrait particulièrement jaloux, notamment au cours de discussions artistiques, qui finissaient régulièrement en dispute conjugale. Il aurait également instauré des règles très strictes au sein de la relation, comme sur le nombre de fois où FKA Twigs devait l’embrasser ou le toucher.

Des faits que reconnaît en partie l’accusé, puisqu’il a répondu à cette annonce dans un communiqué transmis au New York Times en niant certaines accusations, mais en admettant d’autres. "Je n’ai aucune excuse pour mon alcoolisme ou mon agressivité. J’ai été violent envers moi-même et tout le monde autour de moi pendant des années. […]  J’ai honte de cette histoire et je suis désolé pour ceux que j’ai blessés. Je ne peux vraiment rien dire d’autre", a-t-il notamment déclaré.

Immédiatement, FKA Twigs a reçu publiquement le soutien de Sia. La chanteuse australienne a réagi sur Twitter, expliquant avoir eu une relation avec Shia LaBeouf. "J’ai aussi été blessée émotionnellement par Shia, un menteur pathologique, qui m’a entraînée dans une relation adultère alors qu’il prétendait être célibataire. Je crois qu’il est très malade et que j’ai de la compassion pour lui ET ses victimes", a-t-elle écrit dans un tweet reprenant la parution du New York Times.

Dans un second post, Sia déclare : "Aussi, je t’aime ⁦FKA Twigs. ⁩C’est très courageux et je suis très fière de toi."

Mise à jour du 18 décembre 2020

C’est désormais au tour de la réalisatrice Alma Har’el de prendre la parole pour apporter son soutien à FKA Twigs. En 2019, elle réalisait Honey Boy, un film autobiographique écrit et interprété par Shia LaBeouf, sur les relations conflictuelles qu’il entretenait avec son père alcoolique.

De par son sujet et son processus d’écriture, LaBeouf ayant rédigé le script pendant une cure de désintox, les deux artistes ont aujourd’hui une relation intime particulière et Alma Har’el a souvent soutenu l’acteur, connu pour son comportement borderline.

Suite aux révélations et aux poursuites engagées contre LaBeouf par FKA Twigs, la réalisatrice a pourtant pris la parole pour soutenir la chanteuse. "J’ai un profond respect pour FKA Twigs, son courage et sa résilience. Lire ce qu’elle a enduré m’a brisé le cœur et je lui apporte tout mon soutien", a écrit Har’el dans une déclaration rapportée par Variety.

"Comme de nombreux collaborateurs et fans de Shia, qui ont lutté contre la toxicomanie, ont subi des traumatismes pendant leur enfance et sont confrontés à une maladie mentale, j’ai douloureusement conscience du rôle que j’ai joué dans son processus de guérison, mais je veux aujourd’hui envoyer un message clair : aucun de ces abus ne peut justifier, excuser ou minimiser les violences conjugales."

Alma Har’el a également décidé de faire une donation à des associations de soutien aux femmes victimes de violences, aux noms de Tahliah Barnett, le véritable nom de FKA Twigs, et de Karolyn Pho, qui accuse également l’acteur de violences conjugales.

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