Christine and the Queens / Facebook

Non, le morceau "Damn, dis-moi" de Christine and the Queens n’est pas un plagiat

Celle qu’il faut désormais appeler Chris est accusée, à tort, de plagiat pour son titre "Damn, dis-moi".

Christine and the Queens / Facebook

Les 22 juin et 22 juillet derniers, deux internautes ont dénoncé via des vidéos postées sur Facebook le processus de création de Chris pour son morceau "Damn, dis-moi", qualifiant le titre de plagiat. En cause, Logic Pro, le logiciel de création musicale édité par Apple sur lequel on retrouve tous – ou presque – les instruments et mélodies utilisés dans le dernier single de la chanteuse.

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Et même si les vidéos postées sur Facebook jettent le doute sur l’aspect original de cette mélodie, cette chanson ne constitue en aucun cas un plagiat. Explications.

Le dictionnaire Larousse définit le plagiat comme "l’acte de quelqu’un qui, dans le domaine artistique ou littéraire, donne pour sien ce qu’il a pris à l’œuvre d’un autre."

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Seulement voilà, les boucles d’instruments que Chris a utilisé pour "Damn, dis-moi" ne sont pas l’œuvre d’un autre, mais l’œuvre d’un logiciel payant répertoriant de nombreuses boucles d’instruments libres d’utilisation. Issus du logiciel Logic Pro, ces instruments peuvent être diffusés librement. Dans les conditions d’utilisation du logiciel "made in Apple", il est écrit :

"Sauf indication contraire, tout le contenu d’exemple inclus dans le logiciel Apple peut être utilisé, sans avoir à verser de droits d’auteur, dans vos projets vidéo et audio. Vous êtes autorisé à diffuser et/ou distribuer vos propres projets créés à l’aide du contenu d’exemple."

Interrogé à ce sujet par France Inter, Louis Diringer, directeur de la direction des sociétaires de la Sacem, appuie le fait que ce processus de création est tout à fait légal : "Ce sont des boucles musicales de quelques notes, d’un rythme, elles sont à votre disposition, vous en faites ce que vous voulez".

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Ceux qui s’imaginent que Chris comptait dissimuler son processus de création au public se trompent puisqu’en mai dernier, en marge de la sortie de ce single, elle confiait ceci à M, le magazine du Monde :

"Bien avant la fin de la tournée, j’ai senti que j’avais de nouvelles choses à dire. Je prenais des notes sur mon téléphone. 'Damn, dis-moi', le nouveau single a ainsi été conçu, à Oslo, sur l’application GarageBand de mon iPhone."

Considérée comme une création originale aux yeux de la Sacem, "Damn, dis-moi" est tout simplement le fruit d’une création (très) assistée par un logiciel.

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Par Henri Margueritte, publié le 27/07/2018

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