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Le service payant de SoundCloud débarque en France : voilà ce qui va changer

Publié le

par Louis Lepron

Dès aujourd'hui, SoundCloud change en France.

C'est fait. Ce mardi 10 mai, SoundCloud se transforme en France en véritable service de streaming musical. Après les États-Unis, l'Angleterre et l'Irlande, l'Hexagone est le quatrième pays à voir "Go", la nouvelle offre de la plateforme allemande, être disponible.

Soit la possibilité pour les utilisateurs, moyennant 9,99 euros par mois, d'accéder à 125 millions de titres, de télécharger des morceaux sur leur smartphone ou leur tablette (à la manière d'un concurrent bien établi comme Spotify), afin de pouvoir les écouter sans connexion.

Si vous êtes un simple utilisateur ayant un compte gratuit :

  • vous pourrez écouter les 30 premières secondes des morceaux provenant des catalogues des labels ;
  • vous pourrez écouter les morceaux mis directement en ligne par les artistes mais aurez de la publicité placée entre des chansons.

Quant aux artistes, dont SoundCloud veut qu'ils aient "l'opportunité d'être rémunérés pour les œuvres qu'ils partagent", ils pourront choisir leur rémunération selon deux critères : soit par la publicité, s'ils laissent leur(s) morceau(x) accessible(s) gratuitement, soit via le paiement de l'abonnement en réservant l'écoute aux abonnés SoundCloud.

SoundCloud fait de la résistance

Avec une bibliothèque plus imposante (30 millions de titres en moyenne sont disponibles pour ses principaux concurrents), SoundCloud entend bien faire la nique à Apple Music (13 millions d'abonnés annoncés récemment), Spotify (30 millions d'utilisateurs) ou encore le "petit" nouveau, Tidal et ses 3 millions d'abonnés. Face à ces chiffres, Alexander Ljung, PDG et co­fondateur de SoundCloud, répond par un seul : 12 millions d'artistes partageraient régulièrement leurs morceaux sur sa plateforme.

Il aura fallu à SoundCloud près de deux ans de négociations pour parvenir à cette offre, entre accords avec les grandes majors de l'industrie musicale (Sony, Universal et la Warner) et l'entente avec les labels indépendants qui ont fait la popularité de SoundCloud, ainsi qu'un travail auprès de la Sacem.

Si Alexander Ljung, que nous avons eu en interview, est conscient de l'ADN d'origine de SoundCloud, composé de titres inédits, de productions de DJ (remix, démos, DJ sets), il ne donne pas encore de réponses financières précises quant à la possibilité de rémunérer ces mêmes auteurs – pour le moment, seule une rémunération sera reversée aux créateurs des musiques originales servant aux remix et DJ sets.

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