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Les Rolling Stones interdisent à Donald Trump l'utilisation de leur musique

Publié le

par Juliette Geenens

Ce mardi 3 mai, Donald Trump a accompagné son discours de victoire avec deux chansons des Rolling Stones. Ces derniers n'ont pas apprécié.

Donald trouvera-t-il, un jour, une bande-son pour sa campagne ? (© aka Francois aka Mister Pink/CC/ Flickr)

Apparemment, aucun artiste ne veut être associé à Donald Trump. Après Adèle, qui avait tout bonnement interdit au candidat républicain d'utiliser ses chansons pour ses meetings politiques, c'est au tour des Rolling Stones de s'insurger.

Donald Trump, devenu le seul candidat républicain en lice pour les présidentielles US en 2017, a utilisé deux tubes du légendaire groupe anglais, soit "You Can't Always Get What You Want" et "Start Me Up", pour célébrer sa victoire dans l'Etat d'Indiana, ce mardi 3 mai.

Dans un communiqué diffusé sur CBS, Mick Jagger et ses partenaires ont affirmé que le candidat n'a jamais demandé l'autorisation pour l'usage de leur musique, et "ont exigé que l'équipe de campagne cesse toute utilisation, immédiatement".

Les Rolling Stones détestent vraiment Donald Trump. À tel point qu'en 1989, Keith Richards a bien failli se battre avec l'actuel candidat à la présidence des Etats-Unis, relate le magazine Salon. L'homme d'affaire refusait de sortir de la salle de concert à Atlantic City, où le groupe se produisait ce jour-là. Refusant d'être assimilé à Trump, le guitariste a donc menacé de le virer lui-même, en sortant de sa poche un argument de taille : un couteau. Pas rancunier Mr. Trump.

"You can't always get what you want" Donald...

Les aspirants à l'investiture américaine ont pour habitude d'ouvrir et de clôturer leurs discours en musique. Bernie Sanders avait utilisé "Starman" de David Bowie, en février dernier. Donald Trump, de son côté, ne parvient pas à trouver des artistes qui lui autorisent l'emprunt de chansons pour sa campagne.

Avant les Rolling Stones et Adele, le milliardaire américain a dû faire face à Neil Young et au groupe R.E.M., eux aussi fondamentalement contre l'idée d'entendre une de leurs créations incarner un discours sur des lois anti-avortement, la réinstauration de techniques de tortures, ou encore la construction d'un mur entre le Mexique et les États-Unis, de manière à contrer l'immigration.

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