Retour sur les 5 tubes les plus marquants de la carrière de Beyoncé


De "Crazy in Love" à "Single Ladies".

À l’occasion de la sortie sur Netflix de Homecoming, le documentaire sur les coulisses du concert à Coachella de Beyoncé, revenons sur les plus grands succès de la chanteuse.

Crazy in Love (2003)

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Après quelques infidélités aux Destiny’s Child (sur la B.O. d’Austin Powers Goldmember et l’album de son petit ami de l’époque, Jay Z), Beyoncé connaît son premier vrai succès avec "Crazy In Love" durant l’été 2003. Le secret du titre, c’est sa construction autour d’un sample du quatuor funk The Chi-Lites. Telle est la recette miracle de son producteur, Rich Harrison, qui signera ensuite d’énormes tubes pour Amerie et Jennifer Lopez.

Preuve ultime s’il en fallait de son efficacité, "Crazy In Love" sonne toujours aussi bien qu’au premier jour. En 2015, un remix enregistré pour le premier volet ciné de Cinquante Nuances de Grey va lui aussi contribuer à ramener ce bijou du R’n’B dans les esprits de tout le monde.

Irreplaceable (2006)

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Si "Déjà Vu", premier single du deuxième album de Beyoncé, a connu son petit succès (malgré une vaine tentative de reproduire la magie de "Crazy In Love"), c’est d'"Irreplaceable" dont on se souvient surtout lorsqu’on pense au début de carrière de Beyoncé. Et pour cause : encensé par la critique, il s’est écoulé à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde et a lancé la mode du son "country-R’n’B", reconnaissable par ses riffs de guitare acoustique.

Grâce à lui, le duo de producteurs norvégiens Stargate va percer sur la scène internationale et sera réclamé de tous : Rihanna ("Hate That I Love You"), Chris Brown ("With You") et Ne-Yo (qui a coécrit le titre) font usage de ce son dans les années qui suivent.

Enfin, peu de gens le savent, mais "Irreplaceable" a eu les faveurs d’une version enregistrée en espagnol. Une première approche pour conquérir le marché sud-américain qui aboutira ensuite à un duo avec Shakira, "Beautiful Liar".

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Single Ladies (Put a Ring on It) (2008)

Sorti conjointement avec "If I Were a Boy" (une ballade sur laquelle Beyoncé inverse les rôles et se comporte comme un homme), "Single Ladies" est celui des deux singles qui a monopolisé toute l’attention. Ce tube, calibré pour le dancefloor, encourage les hommes à assumer leurs sentiments et déclarer leur flamme à la femme de leur choix avant que celle-ci ne prenne la fuite parce que désolé, mais elle n’a pas que ça à faire.

Il a depuis accédé au statut convoité de "chanson de mariage". Faites le test autour de vous, ramenez-vous à n’importe quelle fête célébrant une union et ce titre se fera entendre à coup sûr. Et puis, impossible évidemment de parler de "Single Ladies" sans évoquer la chorégraphie marquante du clip, qui a fait l’objet d’un nombre incalculable de parodies.

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Run The World (Girls) (2011)

Si son succès a été bien plus timide que d’autres tubes de sa carrière, "Run The World (Girls)" figure sans conteste parmi les titres les plus identifiables de la chanteuse. Sur un sample direct de "Pon De Floor" du duo alors peu connu du grand public Major Lazer, Queen B scande les paroles de ce qui va devenir un hymne féministe à travers le monde.

La construction du titre, aux allures de marche militaire, en fait un symbole percutant de la lutte acharnée et incessante que mènent les femmes pour leurs droits. La chorégraphie impressionnante du clip vient couronner l’ensemble, et chacune des prestations live du morceau captive son audience.

Question impact, "Run The World (Girls)" n’est pas en reste. Son fameux refrain sera cité par de nombreuses personnalités, la candidate démocrate Hillary Clinton en tête, mais aussi des médias comme le journal Libération qui en fait le nom de sa série de papiers consacrés aux femmes.

Formation (2016)

Si "Formation" n’a, contrairement aux autres, pas été un tube à proprement parler, son importance réside ailleurs : il a marqué un véritable tournant dans la carrière de Beyoncé, désormais plus engagée en politique et revendiquant fièrement ses origines dans un pays en proie aux discriminations.

Invitée à interpréter ce titre pour la première fois au Super Bowl de 2016, Beyoncé vole la vedette à Coldplay, qui avait été choisi pour faire le show cette année-là. Sa scénographie truffée de références à la culture noire, et notamment au mouvement des Black Panthers, qui luttait pour les droits des Noirs-Américains dans les années 1960, a époustouflé tout le monde, ses fans comme ses détracteurs.

Dernier point mais non des moindres, "Formation" est extrait de Lemonade, largement considéré par tous comme le meilleur album de la carrière de Beyoncé.

Homecoming est diffusé à partir du 17 avril sur Netflix.

Par Thomas Rietzmann, publié le 17/04/2019