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Comment Internet et le streaming ont révolutionné notre façon d’écouter de la musique

Publié le

par Léa Marie

Flickr (https://www.flickr.com/photos/nkashirin/5325053378/in/photolist-97yhR9-nzhDQ-U5TJns-66MqAG-7neRG8-aDqozY-8omK33-aaeVa9-cVs5ey-rcj2yY-ifFGu-eVShG5-qHqpfi-6DvD43-7czAQo-4CBZEN-dXjKCr-d6SX4m-2namr-a4gXCA-jW2v4-afF18X-DRdqd-o2hMtM-7aE1Rp-7o2vZt-4StLSZ-8aWj4y-qJJnPT-bvPqZY-5bBEo5-j58gN6-aeaMC1-ipxEkL-q4ScZr-c5YuKo-voAVL-cgVsy7-peEU1Q-3xAwhP-6EjaF5-yA37-r7v9v-5GwyAF-SJ2Nf5-8JakX3-cX4Fhb-e21De-aur72i-8xnv9t)

Un rapport de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) rend compte des mutations relatives à la consommation musicale dans le monde, à une époque où l’industrie du disque se voit chamboulée par l’avènement du streaming.

© Flickr/Nickolai Kashirin.

Nous n’avons jamais autant écouté de musique qu’aujourd’hui. C’est le premier enseignement du rapport de la fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI), qui s’est basé sur les marchés de 13 pays : les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Mexique, l’Australie, la Corée du Sud, le Japon, l’Italie, l’Espagne, la Suède, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Les informations ci-dessous en sont extraites.

Résultat ? Cinq principaux constats qui en disent long sur les grandes mutations qui s’opèrent dans notre consommation de musique.

1#. Nous n’avons jamais été aussi nombreux à écouter de la musique

96 % des internautes au niveau mondial écoutent de la musique sous licence, que ce soit en streaming, à la radio ou en achat physique de disques. Ce taux atteint même 98 % chez les 16-24 ans.

50 % des internautes ont payé afin d’avoir accès à de la musique protégée au cours des six derniers mois.

Près d’un internaute américain sur deux (48 %) a souscrit à un service de streaming musical payant en 2017, et 46 % des Français. Contre 66 % des Suédois et Brésiliens, ou encore 75 % des Mexicains.

2#. La moitié de la consommation de musique en streaming se fait via YouTube

Le streaming via les plateformes vidéo représente plus de la moitié de toutes les heures d’écoute de musique en streaming. Et la quasi-totalité de ces heures se font sur YouTube.

© IFPI

3#. Les ados sont nombreux à payer pour avoir accès à un service de streaming musical

Associés à tort au téléchargement illégal, les ados ont majoritairement (85 %) recours à des services streaming (légaux, donc). Parmi eux, 67 % utilisent une plateforme audio (comme Spotify, notamment). Dont 37 % qui utilisent un service payant.

4#. Tout le monde écoute de la musique sur son smartphone

Autre changement important dans notre consommation de musique : l’immense majorité des internautes du monde entier écoutent de la musique sur leurs smartphones, et ce, sur toutes les tranches d’âge étudiées (de 16 à 54 ans).

À l’échelle mondiale, 90 % des personnes ayant un abonnement de streaming payant écoutent la musique sur leur smartphone.

5#. Non, la radio n’est pas morte

C’est peut-être le constant le plus surprenant du rapport. Sur un échantillon de 10 % des plus gros consommateurs de musique des 13 pays étudiés, la part dédiée à l’écoute de musique via la radio atteint 40 %. Les vainqueurs ? Les Allemands, qui préfèrent, à 54 %, écouter la musique à la radio.

Un bilan positif

La demande de musique est croissante, et s’effectue via des canaux plus nombreux et plus diversifiés. Parmi eux, le streaming a révolutionné la manière dont nous consommons la musique ; entre l’achat physique de disques et le téléchargement illégal sur Internet, il a su se faire une place de choix. Et incarner le compromis qui allait permettre à des internautes du monde entier d’écouter une quantité illimitée de morceaux gratuitement, et ce, en toute légalité.

Mais c’est toutes les plateformes musicales qui ont en réalité à gagner de cet engagement grandissant des jeunes générations dans la consommation musicale. Reste à ce que l’industrie musicale réussisse sa transformation en trouvant un compromis entre droits d’auteur, rentabilité, et accessibilité du contenu. Une chose est sûre : ces nouvelles attentes offrent aux différents acteurs de l’industrie un vaste champ des possibles, et d’immenses opportunités.

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