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Public Enemy fête les 30 ans d’Apocalypse 91 avec 13 nouveaux morceaux

Publié le

par Samuel Delwasse

@ Facebook / Public Enemy

13 nouveaux morceaux, ça se fête.

À l’occasion des 30 ans de leur album Apocalypse 91… The Enemy Strikes Back, le groupe new-yorkais Public Enemy a dévoilé une réédition de leur album, avec 13 nouveaux titres. Des remix, des instrumentaux, des lives radio censurés : le sulfureux groupe de rap redonne vie à un de leur plus gros succès, qui leur avait valu la récompense de "Meilleure performance rap d’un duo ou d’un groupe" aux Grammys de 1992.

Des remix, instrus et des titres engagés

Groupe phare du rap new-yorkais à partir du début des années 1980, Public Enemy s’est surtout fait remarquer par la virulence de ses titres, avec des textes très engagés pour dénoncer les discriminations, les conditions de vie de la communauté afro-américaine, et leur marginalisation par le reste de la société.

Le titre "Can’t Truss It" revient notamment sur l’histoire de l’esclavage au cours des derniers siècles, pointant un héritage encore existant et une nouvelle forme d’esclavage auquel la communauté noire est confrontée aux États-Unis.

Parmi les 13 nouveaux titres qui composent la réédition de Apocalypse 91… The Enemy Strikes Back, on retrouve des remix et instrumentaux de "Nighttrain", "Can’t Truss It", "Shut Em Down". Le groupe a même dévoilé une version inédite de "By The Time I Get To Arizona", avec uniquement l’instru suivie du premier couplet de Chuck D a cappella. Pour rappel, ce morceau fait référence au refus en 1990 de l’Arizona d’officialiser le 17 janvier comme le "Martin Luther King Jr Day" à l’échelle de l’État.

À la suite de cela, de nombreux activistes et membres de la communauté noire à travers le monde s’étaient érigés contre ce refus de la part de l’État d’Arizona. Ce titre de Public Enemy résonne encore aujourd’hui comme un de leurs plus gros engagements, dénonçant la ségrégation et le manque de reconnaissance de la communauté afro-américaine dans la société.

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