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Music Mafia a encore frappé : le "Reflex" de Travis Scott a fuité

Publié le

par Sophie Laroche

Le site avait précédemment sorti des inédits de Kanye West.

Un nouveau morceau de Travis Scott est sorti. Nommé "Reflex", le titre en question n’a pas été dévoilé par l’artiste lui-même mais a été leaké par le site musicmafia.to, qui sévit depuis quelque temps sur Internet. Tout ce que l’on sait du morceau, c’est qu’il a été produit par les beatmakers du crew 808 Mafia, qui ont notamment collaboré avec Future. Le résultat est plus que répétitif et quelque peu dénué d’âme. Sur YouTube, les commentaires sont d’ailleurs loin d’être élogieux. Un internaute s’interroge : "Vous vous rappelez quand Travis Scott mettait de l’émotion dans sa musique et en profitait pour raconter des histoires ?" Bien qu’on ne soit pas vraiment séduit par le morceau, il reste cependant difficile de juger un titre qui n’est techniquement pas fini et qui n’aurait peut-être jamais dû être diffusé.

Tout le long de ce morceau, on entend la signature musicale et vocale "Music Mafia", qui résonne à la manière de celle des producteurs de rap quand ils veulent apposer leur marque à un morceau. Mais qui est cette mystérieuse organisation, qui avait déjà fait fuiter les morceaux "Euro" et "Hold Tight" de Kanye West ? Sur la page d’accueil de son site, le collectif se décrit comme le lieu idéal où trouver des "morceaux que les artistes ont enregistrés il y a quelques années et qu’ils n’ont jamais ressortis" mais aussi des "beats exclusifs des meilleurs producteurs", ainsi que les "adresses e-mail et numéros de téléphone perso de vos artistes préférés". Le site n’offre aucune indication quant à la façon dont il se procure les morceaux. Le magazine Spin présume qu’il ne s’agit pas d’une forme de guérilla marketing, les morceaux ayant été hackés à partir des données des artistes eux-mêmes ou des personnes qui y ont accès. Potentielle preuve des moyens (et de l’audace) des pirates : le compte de Twitter de Drake a même servi à diffuser l’adresse du site.

Le tweet a depuis été effacé, mais fut immortalisé par les journalistes du magazine <em>Complex.</em>

Loin de s’arrêter à de la simple diffusion, Music Mafia profite de son accès privilégié aux morceaux non sortis pour se faire rémunérer. Beaucoup de titres sont ainsi reliés à des comptes en Bitcoin – ils sont rendus disponibles au téléchargement une fois une certaine somme collectée, à la manière d’un crowdfunding. À la vitesse à laquelle le site est capable de dévoiler de nouveaux morceaux, on devrait à nouveau en entendre parler assez rapidement.

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