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Moha La Squale est accusé de violences et séquestrations par plusieurs femmes

Publié le

par Lisa Drian

"Deux ans d'enfer, de violences physiques, psychologiques, de menaces, de cris, de larmes."

L’affaire a explosé sur les réseaux sociaux ce week-end. Les témoignages se multiplient sur Instagram et Twitter. Le rappeur Moha La Squale est accusé par plusieurs jeunes femmes de violences et de séquestration, mais aussi de tentative de meurtre. C’est la mannequin et influenceuse Lena Simonne, qui a été une des premières à partager les accusations dans sa story Instagram.

Quelles sont les accusations ?

Une des victimes présumées, qui se dénomme "Romy" sur les réseaux sociaux, n’a pas hésité à publier une vidéo dans laquelle elle dénonce publiquement le comportement du rappeur, qu’elle aurait côtoyé il y a longtemps. Elle mentionne également d’autres de ses connaissances qui auraient subi les mêmes violences : 

"Il était ultra-irrespectueux avec moi. Disons que si moi ça a été, j’ai pas mal de gens que je connais qui ont connu des choses très graves vis-à-vis de lui. C’est un grand malade, c’est la seule chose que je dirais […]. Vos rappeurs violents qui font des sons de love, et qui séquestrent des meufs et frappent leur go, on adore que ce genre de pourriture soit streamé à fond."

D’autres jeunes femmes lui ont répondu, en mentionnant un comportement similaire. 

Son ex-petite amie, Luna, à qui il a même dédié une chanson, se serait également confiée : 

"J’ai passé deux ans avec Moha. Deux ans d’enfer, de violences physiques, psychologiques, de menaces, de cris, de larmes, d’interdictions en tout genre, bref, je pourrais dérouler longtemps, la liste est longue […]. Il m’a écrit 'Luna' alors qu’il passait son temps à me hurler dessus, à me reprocher tout et n’importe quoi, à être super-violent avec moi, humiliant."

Un appel au boycott

Certain·e·s en appellent même au boycott de la star, et par là même au boycott de son nouvel album, Apache, dont il a annoncé la sortie pour le 18 septembre, en pleine polémique. L’artiste n’a pour le moment pas répondu aux accusations qui pèsent sur lui.

Le youtubeur Ramous a publié une vidéo IGTV hier sur son compte Instagram où il dénonce ouvertement "l’humain" comme il le rappelle, et non l’artiste. Le youtubeur a recueilli de nombreux témoignages audio de victimes présumées qui dénoncent Moha La Squale, notamment sa dernière petite amie officielle en date, Angelina, qui aurait fréquenté le rappeur pendant quelques mois. 

Il livre dans un premier temps le témoignage de Luna, une ex-petite amie. Dans le contenu audio, la jeune femme explique clairement qu’elle a été menacée de viol, elle explique au youtubeur : 

"Attends, tu te fais menacer, il te dit 'ouais je vais ramener des mecs du quartier, ils vont te soulever, on va te mettre dans une cave, ils vont tous te violer. Et quand on aura terminé, je vais te graver Moha La Squale dans le dos.' Tu la ramènes pas trop tu vois." 

Angelina s’est elle aussi confiée au youtubeur. "J’étais la dernière petite copine officielle de Moha. Il est venu chez moi, il ne m’a pas laissée sortir, il était dans une crise de démence, encore une fois, parce qu’il n’avait pas fumé, il n’avait pas beaucoup dormi."

Une vidéo qui proviendrait d’une voisine de la jeune femme suit son témoignage où l’on entend clairement des cris. La vidéo de la voisine est accompagnée de son témoignage, sur un tapuscrit. Elle explique avoir entendu le rappeur la "menacer pour la forcer à ouvrir sa porte alors qu’elle demandait très fermement de la laisser tranquille." 

Celle que le youtubeur appelle Angelina continue son témoignage : "ça a vraiment vraiment dégénéré parce qu’il était super agressif, après le passage de la police il est resté chez moi toute la nuit. Il m’a séquestrée, il a essayé de m’étrangler, de m’étouffer, j’étais limite défigurée. Je crachais du sang, je saignais du nez, je ne pouvais pas partir."

Selon Le Point, trois jeunes femmes ont déposé plainte lundi soir au commissariat du 9e arrondissement. L’avocat des jeunes femmes a confirmé l’information. Les auditions se sont déroulées cette nuit et le parquet de Paris a saisi le 1er district de police judiciaire, une enquête va être ouverte. 

"Je suis certain que l’enquête permettra de faire la lumière sur les agissements commis au préjudice de mes clientes. Nous espérons que leur souffrance sera entendue", a déclaré au Point Maître Thibault Stumm, l’avocat des jeunes femmes. Pour rappel, le rappeur est actuellement placé sous contrôle judiciaire, il a été interpellé en juin dernier et est en attente de son procès pour "refus d’obtempérer, outrage et rébellion envers les forces de l’ordre."

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