© MPC Productions

MHD nous révèle les 19 choses à savoir sur 19, son nouvel album

Le king de l’afro-trap nous a accordés quelques minutes pour un mini questions-réponses sans fioritures en 19 points.

© Fred DePontcharra

Fervent représentant de l’arrondissement parisien dans lequel il a grandi, MHD est de retour avec 19, son deuxième album studio intitulé ainsi en hommage au 19e, celui de la cité rouge d’où il vient et où il a tourné les clips qui l’ont fait exploser sur la toile.

Publicité

Avec à son premier album sobrement intitulé MHD sorti en 2016, le jeune rappeur parisien avait conquis une bonne partie de la planète, notamment grâce à cette vibe afro-trap toute droite sortie de son imagination et de ses inspirations variées.

Alors, comme dans la prolongation de ce qu’il avait accompli dans son premier album, l’enfant du 19e a sorti le 19 septembre dernier son deuxième album 19 doté de 19 morceaux. Un concentré de 20-1 congestionné par des rythmes et collaborations variés, allant de Salif Keita à Yemi Alade, en passant par Wizkid, Stefflon Don, Dadju, Orelsan ou encore Koys, le poulain de l’écurie 1.9 réseaux.

À l’occasion de cette sortie qui fait déjà grand bruit, on a pris quelques minutes à MHD pour lui demander, en 19 points dans un mini questions-réponses sans fioritures, ce que l’on devait savoir sur 19, ce deuxième projet déjà emprunt d’une certaine maturité.

Publicité

Konbini | Tu as appelé ton album "19", pourquoi était-ce si important pour toi de représenter ton quartier ?

MHD |Parce que c’est la famille, les amis, c’est beaucoup de souvenirs… Ce titre c’est aussi pour leur rendre hommage.

En quoi ta musique a-t-elle changé depuis la sortie de ton premier album ? Qu’est-ce qu’il y a de nouveau et qu’est-ce que t’as essayé de mettre de côté ?

Publicité

Je vois plus ça comme une évolution. Pour moi c’est la suite logique de mon premier album, c’est mon état d’esprit actuel.

Est-ce que tu considères toujours ta musique comme de l’afro-trap ?

Ça peut être de l’afro, ça peut être de la trap ou de l’afro-trap (rires).

Publicité

Dans quel contexte t’as créé cet album ?

Je l’ai écrit pendant la tournée, dès que j’avais du temps libre. Pour le faire je me suis inspiré de beaucoup de choses, de tout ce que j’ai vécu ces deux dernières années en fait.

Est-ce que tu l’as fait découvrir en live cet été ?

Oui, mais j’ai joué qu’un seul morceau sur scène pour l’instant, c’est "Bella".

Qu’en a pensé le public ?

Franchement ils ont vite accroché ! Ils ont rapidement capté le refrain puis ils sont directement rentrés dans l’univers.

Quel est le morceau qui t’a fait le plus galérer ?

Peut-être "Samedi-Dimanche".

Pourquoi ?

C’était surtout au niveau de la prod, j’étais super exigeant et c’est sur ce morceau-là que j’ai vraiment galéré.

Et celui qui s’est fait le plus naturellement ?

C’est le feat avec Dadju. C’était pas du tout prévu, on parlait puis on a tout de suite discuté de musique. Puis on a commencé la collab', ça s’est fait très rapidement.

Lequel des 19 morceaux est le plus susceptible d’avoir un gros succès international selon toi ?

Celui avec Stefflon Don, je pense. Elle est Anglaise, donc elle parle à beaucoup de monde. Le public est encore plus large.

Si t’avais dû organiser une release party dans le 19e, tu l’aurais faite où ?

J’aurais bien aimé la faire en plein air. Dans le 19e avec toute la famille, les amis, les proches, etc. Si j’avais dû organiser ce genre de fête, je crois ça se serait passé à la Rotonde à Stalingrad.

Est-ce que tu considères que ta musique est un moyen de rendre hommage à l’Afrique et à tes origines ?

Ouais, c’est le but, l’Afrique, le 19e, c’est vraiment mes éléments à moi.

Est-ce qu’on doit s’attendre à ce que tu retournes foutre le feu en Guinée ?

Ouais, obligé ! J’en garde un souvenir de ouf, c’était incroyable. Quand t’es accueilli comme un président, les gens se déplacent en masse pour venir te voir, ce sont de beaux souvenirs.

Qu’est-ce que tu ressens quand tu sais que cet album va sans doute tourner dans le monde entier ? Que des gens qui ne comprennent même pas ce que tu dis vont s’ambiancer dessus ?

On kiffe nous. Dès qu’on se déplace dans d’autres pays et qu’on voit que les gens s’ambiancent sur nos sons, ça fait plaisir et ça nous motive à bosser encore plus.

C’était important pour toi d’être revenu tourner un clip dans la cité rouge ?

Ouais grave. Ça faisait longtemps que j’avais pas tourné de clip là-bas. Pouvoir y tourner un clip de l’album c’était vraiment cool.

Est-ce qu’on doit prendre ça pour le clap de fin de ta carrière ?

Tout le monde peut interpréter à sa manière. La suite on verra bien.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter avec ce nouvel album ?

Le même succès que le premier album, c’est l’objectif. Puis derrière, les mêmes concerts, des grosses dates, des festivals, etc.

Ça peut faire un peu banalité mais 19 c’est clairement l’album de la maturité, qu’est-ce qui t’a fait grandir en si peu de temps ?

C’est tout ce que j’ai vécu durant ces deux dernières années. J’ai pas eu le temps de beaucoup m’exprimer et je le fais à travers ma musique. J’ai plus de maturité, plus de choses à raconter.

À propos du morceau "XIX", c’est "seulement" ton deuxième album et tu fais déjà un morceau qui sonne comme un bilan, comment t’expliques qu’il soit arrivé si vite à l’échelle de ta carrière ?

C’est dû à mon train de vie, à tout ce qui m’arrive. Ça aurait pu arriver au bout d’un an, et là c’est arrivé au bout du 2e album, j’avais besoin de m’exprimer sur tout ça.

Par Henri Margueritte, publié le 24/09/2018

Pour vous :