Rien à branler : Lorenzo revient faire du sale avec son nouvel album

Mamèèèèène ! 

Dire que Lorenzo fait du second degré serait un euphémisme. Il fait plutôt du troisième, que dis-je, du millième degré. Une fois qu’on sait ça, on peut rentrer sans crainte dans son univers déjanté. Et pour cause, le rappeur originaire de Rennes se fait aussi appeler l’Empereur du sale, blaze tiré de son premier album sorti en 2016. Comment contredire celui qui disait dans un freestyle : "J’ai niqué la sœur de la mère de ta cousine. J’ai niqué la sœur de la mère de ta cousine !" Est-ce donc vraiment une surprise que son nouveau projet soit baptisé Rien à branler ?

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Âmes sensibles, s’abstenir

Puisqu’il vaut mieux prévenir que guérir, vous voilà avertis. Plutôt discret en termes de promotion pour cet opus, il a tout de même fait parler de lui ces dernières semaines. Et une fois n’est pas coutume, chacune de ses folles apparitions a fait le buzz. Exemple ? Faire écouter son single "Sucer la bite" en mode micro-trottoir à des personnes âgées. Oui, c’est sale, mais l’empereur l’a fait.

Même s’il dit qu’il n’en a Rien à branler, pour cet album, Lorenzo a mis les petits plats dans les grands. Avec 14 titres au total, c’est toute la formule "troll rap" qui a fait son succès et que l’on retrouve ici. Punchlines acerbes, flow mélodieux, humour piquant, productions entêtantes et surtout, des allusions infinies au sexe, à l’alcool et à la drogue.

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Et puisque sa musique unique est réservée à un public averti, tout le monde ne peut pas non plus poser avec lui. En cela, côté featuring, l’artiste est resté en famille. Il a appelé son collectif Colombine pour un morceau 100 % bretons, "Ce Genre", mais aussi Charles Vicomte sur le titre “Champagne & Pétou”. Mais le morceau le plus marquant de l’opus restera probablement le très attendu "Bizarre" en duo avec son pote Vald. Une collaboration gardée secrète jusqu’au dernier moment entre deux des noms les plus fantasques du rap game. Vald sortait Xeu au début du mois, Lorenzo le conclut en beauté, la boucle est bouclée.

Par Jérémie Léger, publié le 23/02/2018

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