Chère Lana Del Rey...

Une fan de la chanteuse, qui a sorti son nouvel album aujourd'hui, témoigne de son amour pour Lana Del Rey et sa discographie.

Avec toi Lana, je suis devenue femme.

La première fois que j’ai entendu ton nom, c’était en sortant de la fac, sur le quai du métro, sous les bons conseils d’un ami. Étudiante convaincue de n’avoir d’amour que pour le rock anglais, je ne pouvais imaginer que ce voyage en métro était un aller sans retour pour le coup de foudre. La claque, le choc, la révélation, l’envie de tout plaquer.

Rêver, voyager, aimer.

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Je découvrais alors ton premier clip "Video Games", sorti en octobre 2011. Comme une évidence, la singularité de ton univers si novateur puisait son essence dans ce que le passé avait pu faire de mieux. Ta musique allait être sublimée par Emile Haynie sur ton premier album Born to Die qui me chamboulait au sortir d’une insouciante adolescence. Je crois qu’il n’est de pareil chef-d’œuvre qui saurait me faire danser.

Avec ce premier album, tu donnais aux rêveurs mille raisons de vouloir tout plaquer pour partir traverser les États-Unis sur "Ride", nager dans une piscine avec "Blue Jeans", jouer aux Kennedy dans "National Anthem", mais ne pas mourir tout de suite, même si nous sommes nés pour cela comme tu l’as trop bien chanté.

Des années plus tard, nous attendions tous ton retour et tu revenais alors en noir et blanc avec moins de cordes mais tellement plus de guitares, et toujours autant d’Amérique. Cette fois-ci, j’avais envie de marcher de longues heures sur la plage, sur cette fameuse West Coast. Je voulais t’entendre me chanter "Shades of Cool" et penser avec toi que ce monde cruel qui nous entoure n’est que l’enveloppe nécessaire à de si belles créations. En 2014, lorsque sort Ultraviolence, je me rends compte que tout n’est pas noir ou blanc et que la nuance avec laquelle tu arrives déjà à te réinventer n’est que subtilité.

Mais d’où vient cette voix ?

Un an plus tard, les couleurs reviennent avec l’album Honeymoon. Tu retrouves ton énergie du "Off to the Races" dans "High by the Beach", mais c’est avec le titre "Honeymoon" version live à BBC radio 1 que mon amour pour ton art est à jamais dessiné. À chaque écoute, cette ascension musicale est digne des plus grandes sensations, comme une émotion inédite que l’on pourrait revivre à l’infini.

Vient Lust for Life en 2017, où tu t’essaies aux featurings avec The Weeknd, Asap Rocky et Playboi Carti. Lana, tu aimes tant d’univers que j’ai parfois du mal à tout saisir, mais je continue de te suivre. Si la musique doit être le remède, tu en es la sorcière. Femme mystérieuse, femme forte, icône aux mille facettes, indépendante, inventive, magique.

En sortant aujourd’hui NFR! (Norman Fucking Rockwell!), tu continues de nous emmener dans ton voyage chimérique. Et ce périple américain semble être celui qui résume toutes tes escapades passées. "The Greatest" est, je crois, mon nouveau "Ride", "Cruel World" ou "Honeymoon". Ce nouvel album où tu t’affiches avec Duke Nicholson (petit fils de Jack Nicholson) est un condensé de ce que tu sais faire : raconter l’Amérique avec des guitares, des cordes et un piano que je crois deviner plus présent qu’avant. Ton timbre de voix grave ou envolé nous berce de cette mélancolie qui rend heureux.

Aujourd’hui, plus que jamais, je me sens femme et même si tu nous dis que l’espoir est une chose dangereuse pour les êtres que nous sommes, j’espère sincèrement que tu vas bien et que tu continueras d’accompagner la vie de ceux qui ont fait de ta musique la BO de leurs moindres aspirations.

You miss New York ? You Miss Music ? Toi, tu nous avais manqué Lana. Alors rendez-vous à l’AccorHotels Arena le 23 février 2020.

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D’ici-là, on vous laisse avec le superbe nouveau clip de la diva, fraîchement publié : 

Par Konbini, publié le 30/08/2019

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