Le classement du Billboard va désormais comptabiliser les vues YouTube

Une petite révolution dans l'industrie musicale.

Les classements du magazine américain Billboard sont une institution. Depuis la fin des années 1950, le plus connu d’entre eux, le Billboard Hot 100, établit toutes les semaines la liste des 100 chansons les plus populaires aux États-Unis en fonction du nombre de ventes, mais aussi, depuis les années 1990, de la diffusion à la radio américaine.

Depuis 2013, le classement culte prend également en compte les vues réalisées sur YouTube. Mais ce n’était pas encore le cas du Billboard Hot 200, classement tout aussi culte consacré aux 200 meilleures ventes d’albums aux États-Unis. Désormais, Billboard comptabilisera les visionnages de clips sur YouTube pour établir son palmarès.

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Le Billboard Hot 200 prendra également désormais en compte les vidéos consommées sur Spotify, Apple, Vevo ou encore Tidal, s’adaptant ainsi aux façons actuelles d’écouter de la musique. De son côté, depuis janvier 2019, le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) établit ses calculs sur la base de 1 500 streams, correspondant à une vente d’album.

YouTube, plateforme privilégiée

Si la consommation musicale via les plateformes payantes ne cesse de croître (en 2018, le streaming audio payant a généré 41 % des ventes de musique), YouTube est la plateforme privilégiée. En 2017, la Fédération internationale de l’industrie phonographique (Ifpi) a relevé que le streaming vidéo représentait plus de la moitié des heures d’écoute de musique en streaming, soit 55 %, et que la quasi-totalité se faisait sur YouTube, soit 46 %.

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Il était donc essentiel pour le classement américain de prendre en compte ces données. À noter que seules les vidéos officielles, donc postées par les ayants droit des morceaux ou en leur nom, seront comptabilisées. Les critères de Billboard sont les suivants : 3 750 visionnages sur YouTube (ou plateforme gratuite) valent une vente d’album (1 250 pour les plateformes payantes).

Seul bémol, la plateforme au logo blanc et rouge est la plus mauvaise élève en termes de rémunérations aux ayants droit. À titre d’exemple, en 2017, YouTube reversait 0,0006 dollar aux artistes indépendants par écoute, quand Apple Music en reversait 0,0064. Quoi qu’il en soit, le changement sera pris en compte dans le classement du 18 janvier, pour les vues comprises entre le 3 et 9 janvier.

Par raphaelmuckensturm, publié le 17/12/2019