Kid Cudi fait son retour sur scène avec Pharrell et Travis Scott

Encore en phase de désintoxication, le rappeur américain Kid Cudi a exprimé son amour pour son public lors d'un concert au ComplexCon.

Il n'avait pas donné de concert depuis le 27 août. En cause ? Une solide dépression traînée depuis des années et due, selon ses mots, à l'immédiateté de son succès. Pas prêt à assumer cette célébrité immédiate, le rappeur tombe dans l'alcool et la cocaïne, enchaînant quotidiennement les soirées pour ne pas se sentir seul.

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En 2014, il avait annoncé sur son compte Facebook son souhait de se retirer quelques instants du rap game, "le temps de [se] réparer". À l'époque, il n'avait pas fait appel aux services d'un centre de désintoxication : "Je ne crois pas à ce genre de choses. Certaines personnes ont besoin d'une aide extérieure, pas moi", déclarait-il alors. Un avis qui a semble-t-il changé en octobre 2016, lorsqu'il décide cette fois-ci de passer un mois en cure de désintox. En cause ? Sa dépression et des envies de suicides, qu'il estimait trop urgentes pour ne pas réagir immédiatement. Une annonce qui avait à l'époque suscité des milliers de messages de soutien et d'encouragement.

"La vie est parfois folle"

L'émotion était évidemment au rendez-vous lors de son passage sur scène au ComplexCon de Long Beach, en Californie, le 5 novembre. Le Cudder a interprété plusieurs de ses titres comme "Pursuit of Happiness," "Frequency," and "Erase Me". Il a ensuite invité Pharrell et Travis Scott à le rejoindre sur scène pour chanter "Surfin'," "Through the Late Night," et "Way Back". Visiblement touché, le rappeur a plusieurs fois répété à son public qu'il lui avait manqué, et qu'il aimait chacun d'entre eux. "La vie est parfois folle mais on peut s'en sortir. J'en suis la preuve vivante !"

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Tous ces contretemps ne l'ont toutefois pas empêché d'assurer la sortie de son très attendu Passion, pain and Demon Slayin', album dont le titre suffit à imaginer dans quel état d'esprit Kid Cudi peut parfois plonger ...

Par Théo Mercadier, publié le 07/11/2016

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