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Journée des droits des femmes : 20 morceaux 100 % girl power à (re)découvrir

Publié le

par Joséphine de Rubercy

Yseult, M.I.A, Janelle Monae /©Youtube ©Instagram

À l’occasion de cette journée du 8 mars 2021, on vous dévoile 20 chansons qui célèbrent le féminisme et la sororité.

En ce 8 mars 2021, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, on vous propose d’ouvrir grand vos oreilles et de fêter ça en musique. Au-delà des hymnes féministes connus de tou·te·s et qu’on adore, comme "Run the World (Girls)" de Beyoncé ou "Balance ton quoi" d’Angèle, il existe des tonnes d’artistes, chanteuses, rappeuses et musiciennes super talentueuses qui prônent le même engagement.

Du coup, on veut vous faire (re)découvrir 20 titres 100 % girl power. De la soul, du rap, de la pop, du rock, il y en a pour tous les goûts et tous les âges car, une chose est sûre, le girl power traverse les genres et les époques. Voilà donc 20 titres qui célèbrent le féminisme, valorisent la sororité, préconisent l’amour de soi, dénoncent le sexisme et envoient valser le patriarcat.

"Tomboy" – Princess Nokia

Princess Nokia, artiste connue pour être féministe, défend l’acceptation de soi dans son morceau "Tomboy". Elle veut redonner confiance aux personnes qui n’adhèrent pas aux normes physiques traditionnelles féminines. Fière de son corps, de sa sexualité et de ses défauts, elle déclarait à Genius au moment de la sortie du titre en 2016 : "C’est mon corps, et tu vas me regarder, le monde, qu’il te plaise ou non."

"Notes pour trop tard (réécriture) x Le Malamour" – Barbara Pravi

C’était il y a deux ans. Le 8 mars 2019, pour la Journée internationale des droits des femmes, Barbara Pravi dévoilait ce titre. C’est une réécriture de "Notes pour trop tard" d’Orelsan et Ibeyi, dont elle a fait un mash-up avec son morceau "Le Malamour". Avec une interprétation émouvante et un texte juste, la chanteuse s’adresse aux femmes, notamment à la jeune génération. Elle souhaite les sensibiliser face aux stéréotypes, au sexisme et aux violences sexuelles dont les femmes sont victimes dans la société actuelle.

"U.N.I.T.Y." – Queen Latifah

Qui de mieux que la queen du rap US des années 1990 pour remettre les pendules à l’heure ? Dans ce titre, l’artiste charismatique défend ses concitoyennes et rappelle à tou·te·s qu’elle et sa bande forment une "unity" ("unité"). Elle dénonce les hommes violents et les harceleurs et rétorque au patriarcat : "Qui traites-tu de salope ?" Ça, c’est dit.

"Quiet" – Milck

Cette chanson d’une artiste alors peu connue de Los Angeles, nommée Milck, est devenue par hasard l’hymne de la Marche des femmes du 21 janvier 2017 aux États-Unis, peu de temps avant la vague #MeToo. Ce titre poignant fait référence au combat de son interprète contre l’anorexie, sa dépression, les abus sexuels dont elle a été victime… tout ce qu’elle a subi en tant que femme en voulant répondre aux attentes et à la pression de la société.

"Bad Girls" – M.I.A.

Dans ce morceau sorti le 31 janvier 2012, l’artiste anglaise M.I.A. rappe à propos des "mauvaises filles" qui "vivent vite" et "meurent jeunes". Elle s’adresse aux femmes du monde entier soumises à toutes sortes d’oppressions, qu’elle appelle à se rebeller. Les "bad girls" sont celles qui font preuve d’empowerment, qui enfreignent les règles de leur société et défendent leurs droits.

"Si j’étais un homme" – Chilla

Connue pour son engagement féministe, la chanteuse française a sorti plusieurs titres qui le prouvent : "Sale chienne", "#BalanceTonPorc" et "Si j’étais un homme". Dans ce dernier titre, Chilla raconte tout ce qu’elle ferait si elle était un homme, et dépeint ainsi toutes les dérives sexistes et les violences sexuelles dont les hommes sont parfois capables, le tout avec un flow impeccable. "Si j’étais un homme, si on inversait les rôles / Je soulèverais ta robe, garderais-tu le contrôle ?" Triste réalité.

"Hijabi (Wrap My Hijab)" – Mona Haydar

Le titre "Hijabi (Wrap My Hijab)" a fait le buzz à sa sortie en 2017 et le clip a attiré des millions de vues sur YouTube. La rappeuse Mona Haydar déclare avec cette chanson qu’elle en a marre qu’on ne la considère qu’à travers son voile et aspire à être reconnue pour sa musique. L’artiste américano-syrienne prône le féminisme intersectionnel et l’antiracisme, mais aussi l’amour de soi, de sa culture et de sa religion.

"Your Dog" – Soccer Mommy

Face au regard des hommes et à la société patriarcale, cette jeune chanteuse de rock américaine a son mot à dire. Avec ce titre sorti en 2018, Soccer Mommy déclare de sa voix gracile qu’elle ne sera "la propriété" d’aucun d’homme et répond à quiconque la défierait : "Je ne veux pas être votre putain de chien." Message reçu.

"Sexe d’un garçon" – Cléa Vincent

"Je n’ai pas vraiment le sexe d’un garçon / Mais, ce qu’il faut pour me faire entendre / Dans ce monde sans façons / Où les femmes sont mises de côté." Le message de l’artiste Cléa Vincent est clair dans son titre électro-pop "Sexe d’un garçon". Dans un clip signé Aymeric Bergada du Cadet (La Femme, L’Impératrice…), la jeune chanteuse choisit de prendre le contrepied du manspreading.

"9 to 5" – Dolly Parton

Cet hymne country des années 1980, interprété par la célèbre Dolly Parton, reste un classique intemporel. Car si la mélodie peut sembler démodée, le texte est toujours bel et bien d’actualité. Il célèbre les travailleuses et interpelle la société patriarcale et capitaliste, le tout dans un clip se déroulant sur une longue journée de travail.

"Girls Don’t Always Sing About Boys" – Ego Ella May

Y a-t-il vraiment besoin d’en dire plus que le titre de la chanson ? La chanteuse soul Ego Ella May interprète en douceur cette ode au girl power, dans laquelle elle affirme préférer parler de la pollution des océans que des garçons. Un morceau envoûtant, qui n’est autre qu’une jolie façon de dire que tout ne tourne pas autour de la gent masculine. 

"Amazones" – Héro Écho

Sorti en décembre dernier, ce morceau et son clip 100 % féministe en met plein la vue et les oreilles. On y voit une vingtaine de femmes, ou plutôt une vingtaine de guerrières, armées de battes de baseball, de poignards, de bâtons et d’arcs, qui se disent "déterminées à abattre le patriarcat". La rappeuse française, Lucie de son prénom, affirme avoir écrit ce titre après s’être "disputée avec des potes du milieu du hip-hop machistes".

"GGGB (Hotel Room Drama)" – Crystal Murray feat. Dian

Dans ce morceau paru en décembre 2020, l’étoile montante du R’n’B Crystal Murray s’affiche en "good girl gone bad", d’où les initiales du titre. L’artiste française se met ainsi en totale opposition avec ce qu’on attend selon elle d’une femme, c’est-à-dire, en deux mots, se tenir à carreau et fermer sa bouche. Sur une piste ensorcelante 100 % hip-hop, sa voix feutrée s’allie parfaitement avec le rap de Dian.

"Rien à prouver" – Yseult

"J’ai plus rien à prouver à part faire de l’oseille." Cette punchline d'Yseult devrait résonner dans les esprits de toutes les femmes qui n’osent pas, qui ont des rêves et des ambitions soi-disant trop grands pour elles. Sur ce titre brumeux, la chanteuse française fait preuve d’une certaine détermination et prouve que, malgré les échecs, on peut réaliser de grandes choses. "Rien à prouver", mélange de R’n’B et de sonorités trap, est sorti en janvier 2019.

"Rebel Girl" – Bikini Kill

Le girl power et la rock’n’roll attitude en un seul morceau, c’est ce que nous offre "Rebel Girl" des Bikini Kill, sorti en 1993. Véritable ode à la sororité, cette chanson a été rapidement affiliée au mouvement musical féministe Riot grrrl. Groupe de punk rock américain composé de Kathleen Hanna, Tobi Vail et Kathi Wilcox, Bikini Kill est connu dès les années 1980 pour être radicalement féministe et anti-sexiste. Il a d’ailleurs inspiré de nombreux groupes punks féministes dans les décennies suivantes, comme les Pussy Riot.

"Woman" – Neneh Cherry

Paru en 1996, le morceau "Woman" de Neneh Cherry est une réponse au titre de James Brown "It’s a Man’s Man’s Man’s World" (1966). Si la mélodie et les paroles ne sont pas les mêmes, les rythmes et les notes très soul restent inchangés. Cette chanson, assez connue et souvent reprise, décrit les difficultés qu’une femme rencontre au long de sa vie et valorise l’empowerment féminin.

"Une sorcière comme les autres" – Anne Sylvestre

Alors que la figure de la sorcière est souvent reprise dans la pop culture ces dernières années pour évoquer les féministes, Anne Sylvestre s’en inspirait déjà en 1986. "Et c’est ma mère ou la vôtre / Une sorcière comme les autres", chante-t-elle avec douceur au son des accords de guitare. Un bel hommage à toutes les femmes et à la sororité.

"Résiste" – Rose Kid

Non, ce n’est pas la chanson de France Gall mais bien celle de Rose Kid, une jeune chanteuse française. Avec ce son très R’n’B et soul, porté par quelques notes d’électro, Rose Kid illustre la relation de couple qui devient une lutte de pouvoir et de domination. Elle appelle les femmes à résister dans ces moments-là.

"Q.U.E.E.N." – Janelle Moané feat. Erykah Badu

Sur cette collaboration bien funky, le duo Monáe/Badu est explosif. Les artistes américaines veulent montrer que, même face au jugement des autres et des hommes notamment, il est normal pour une femme de jouer la séduction et la provocation. Le titre se termine sur un couplet de rap puissant de Monáe sur l’égalité femmes-hommes.

"You Don’t Own Me" – Lesley Gore

Cette chanson est nécessaire pour faire comprendre aux femmes qu’elles ont le contrôle de leur corps, leurs choix et leur vie. Pas si évident pour beaucoup d’entre elles, même encore aujourd’hui. Cinquante-cinq ans après la sortie de la version originale chantée par Lesley Gore en 1963, le morceau résonne plus que jamais aujourd’hui.

Tous ces titres nous redonnent un peu d’espoir et d’énergie, pas vous ? En tout cas, ils sont à écouter sans modération et pas seulement le 8 mars. Parce que n’oublions pas que la journée pour les droits des femmes, c’est tous les jours !

Pour (ré)écouter ces morceaux et bien d’autres, découvrez notre playlist Spotify 100 % GIRL POWER

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