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Le rock pour croque-morts de J.C. SATAN se dévoile en 10 inspirations

Publié le

par Théo Chapuis

Konbini tente de percer à jour J.C. SATAN en 10 influences données par les membres du groupe, Dorian, Alice, Paula, Romain et Arthur.

Avec J.C. Satan, adorer le Malin n'a jamais été aussi fun (Crédits image : Titouan Massé)

Ça nous échappe parfois mais avant d’être des stars auréolées de succès, les musiciens sont avant tout des gens comme nous : des passionnés de musique. Et même si plus personne ne pose la question “Quelles sont vos influences ?” aux artistes, ça ne nous empêche pas d’être curieux quant à qui les a inspirés. Tenez, on vous parie que 10 sons commentés par ses soins esquissent à merveille l’univers musical d’un artiste.

Lorsque c'est au tour de J.C. SATAN, on s'attend d'abord à ce que la playlist soit furieuse avant de constater que le quintet n'a d'infernal que le nom. Et si ses performances sont dévastatrices, c'est sans doute parce que plus qu'une sympathie pour le diable, ils ont l'amour du paradoxe. Leur quatrième album éponyme, sorti chez les stakhanovistes de Born Bad, désarçonnera metalheads en quête de riffs tranchants comme rockeurs enbananés fans de bluettes.

Car si l'album démarre sur les chapeaux de roue, on retrouve un peu de toutes ces drôles d'influences que partagent les musiciens. Qu'il s'agisse de la classe de Kim Deal, du rock mortuaire de Nick Cave et de ses Bad Seeds, de la naïveté des chansons d'Yves Simon ou de la froideur de Burzum.

Drôle de mélange ? Pas tant que ça puisque le résultat sonne comme une réponse garage à Queens Of The Stone Age, version cocorico : sous les guitares qui vrombissent se cachent de petits bijoux pour les oreilles. Parfois massif, parfois tragique, toujours en plein dans le mille.

À vérifier en live lundi 16 novembre à la Maroquinerie. D'ici là, laissons-les plutôt nous parler de leurs chansons de cœur.

The Breeders – Invisible Man

Je crois que je ne me lasserai jamais de ce disque ! J’étais au collège quand je l’ai découvert, je l’avais mis sur une cassette avec de l’autre coté Dookie de Green Day. Bizarrement, je n’ai jamais réécouté ce disque contrairement à Last Splash. Kim Deal, c’est la plus belle voix féminine du rock, tous les morceaux de ce disque sont fantastiques, les arrangements, la production... tout est parfait !

Grandaddy – Laughing Stock

Autre grosse claque de jeunesse, mais plutôt a l’époque du lycée, Under the Western Freeway m’a énormément marqué. Ce groupe sortait de nulle part et avait déjà un son bien a lui. Le mélange de guitares dites "grunge" de l’époque, des sons de synthé super cheap mais toujours super bien choisis et la voix de Jason Lytle qui vous transperce le cœur. Un grand disque pop pour moi, même s'il faut avoir le moral pour l’écouter !

(Dorian)

Burzum – Han Som Reiste

Varg restera toujours une énorme inspiration. Ce morceau me rappelle mes 16 ans et la beauté de découvrir le nord, la rage et le metal.

Nick Cave and the Bad Seeds – Your Funeral, My Trial

C'est un morceau important pour des raisons très personnelles.

(Alice)

Gianna Nannini – I Maschi

Gianna Nannini, c'est un de mes premiers souvenirs musicaux, au moment où j'ai quitté l'Argentine pour l'Italie en 1991. Je la connaissais déjà un peu parce qu’elle chantait la chanson de la Coupe du Monde 1990 et on chantait ce morceau dans le bus en allant à l'ecole, j'avais 6 ans.

J'adore sa voix, le drama dans sa façon de chanter et les paroles, que j'ai jamais complètement comprises.

The Spits – Tonight

Même si ce n’est pas une chanson qui parle d’un amour qui fait du bien, c'est la chanson qu'on écoutait quand on s'est embrassés pour la première fois avec mon copain, il y a 5 ans.

J'adore ce groupe et la première fois que je les ai vus en concert j'ai sauté du début à la fin sans m’arrêter, avec un sourire jusqu’aux oreilles. C'est rare d'apprécier autant un concert, je l’oublierai jamais.

(Paula)

Yves Simon – Au Pays des Merveilles de Juliet

À la maison, mes parents écoutaient beaucoup Yves Simon. Je l’ai complètement oublié et j’y suis revenu beaucoup plus tard. Je me suis rendu compte que j’adorais toujours certaines chansons, que je me souvenais parfaitement de certains chœurs, certains arrangements. Yves Simon est en moi pour toujours, un peu comme Michel Berger… c’est comme ça.

Radiohead – National Anthem (Live South Park Oxford 2001)

À l’époque de Kid A, j’ai eu une grosse période Radiohead. Je me suis retrouvé à partir les voir dans leur ville natale à Oxford, avec un groupe de fans hardcore rencontrés sur des forums. Un pèlerinage entre initiés bien chelou mais assez fascinant avec le recul.

(Romain)

Ned Doheny – Get It Up For Love

Ce morceau concrétise des milliers d'années de recherches sur le pouvoir de la moumoute sur le torse, la moustache tombante, les cheveux permanentés pour homme avec effet mouillé. Et ce groove dévastateur qui collera instantanément ton bassin à celui d'une fille, qui deviendra sans doute la femme de ta vie un jour plus tard, car ce sera sans doute sur ce morceau que tu auras eu ton premier enfant... avec elle.

The Beach Bitches – Night of Elizabeth

Ça sonne comme le meilleur morceau d'un des meilleurs Back From the Grave, sauf que ça vient de Perpignan, en 1997. C'est tellement classe qu'on se demande qui a pu pondre un truc comme ça. Ben c'est simple, il n'y a que les meilleurs dedans : Lionel des Limiñanas, Wlad des Destination Lonely et Fatals, Nico des Sonic Chicken 4 et Gaz Gaz, Guillaume qui enregistre tout ce qui tue à Perpignan aujourd'hui, etc.

Et au passage, ils ont le site internet le plus classe des années 2000.

(Arthur)

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