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Future Brown : "Cet album est une lettre d'amour aux différents rythmes qui nous inspirent"

Publié le

par Aline Cantos

Sorti en Europe et en Asie le 23 février, en Amérique le 24, l'album éponyme de Future Brown s'annonce d'ores et déjà comme l'une des sorties les plus marquantes de ce début d'année. Profitant d'une escale des quatre producteurs dans la capitale française, nous les avons rencontrés.

Ils ont chacun emprunté des chemins différents et embrassé des carrières les menant aux quatre coins du monde, pourtant Fatima al Qadiri, Asma Maroof, J-Cush et Daniel Pineda ont décidé d'unir leurs talents de producteurs au sein de Future Brown. Avec leur premier opus du même nom, ils viennent envahir la scène musicale de leurs compositions singulières et de leurs collaborations inattendues.

Sorti le 23 février en France, l'album comporte 11 titres aussi originaux qu'efficaces. On y retrouve Maluca Mala, l'américaine aux influences latines qui charme l'auditeur sur "Vernaculo", mais aussi la rappeuse Tink dont le flow tout droit arrivé de Chicago se pose sur "Room 302". Roachee, Johnny May Cash, Riko Dan, l'ovni Future Brown a su s'entourer afin de lancer son ascension en beauté.

Quelques jours après qu'ils aient conquis la Machine du Moulin Rouge, nous les rencontrons au Tokyo Art Club. Dans le calme de la pièce qui leur est réservée pour l'occasion, trois des quatre membres sont installés dans un canapé. Fatima al Qadiri manque à l'appel, une blessure à la jambe l'ayant contrainte de regagner son domicile. Elle nous accompagnera par Skype durant l'entrevue.

J-Cush s'extrait de sa capuche, Asma Maroof et Daniel Pineda se penchent sur l'ordinateur afin de vérifier la connexion qui nous relie à Fatima al Qadiri, l'interview peut alors commencer.

"Chaque morceau a sa philosophie"

Future Brown, par Benjamin Alexander Huseby

Konbini | Qu’est-ce qui vous unit ?

J-Cush | D’abord la musique. Et l’amitié.

K Avez-vous une philosophie ?

J-Cush | Nous sommes des personnes très ouvertes d’esprit. On essaye de l’être au maximum.

Daniel Pineda | Je pense que chacun de nos projets a une philosophie différente. Chaque morceau a sa philosophie.

K Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Daniel Pineda | Asma et moi on s’est rencontrés il y a environ 9 ans. Avec J-Cush et Fatima, on s’est rencontrés il y a à peu près 5 ans, en faisant de la musique, par des potes en commun, souvent derrière des platines. On allait aux mêmes soirées.

K | Future Brown est incarné par 2 hommes et 2 femmes, c’est seulement un hasard ?

Fatima Al Qadiri/J-Cush | Oui, c’est un hasard !

J-Cush | Ça a commencé avec une idée de Fatima et d’Asma. Elles bossaient ensemble et après elles nous ont branché pour rejoindre le groupe et on a fini par travailler tous ensemble en automne 2012.

K | Vos collaborations sont assez paritaires, comment expliquez-vous ça ?

J-Cush | C’est vraiment 50-50 ?

Asma Maroof | Oui, c’est ça !

J-Cush | C’est totalement accidentel. Il y a pas mal de femmes qui n’ont pas la représentation et le soutien qu’elles méritent de la part de l’industrie musicale. Il y a beaucoup de problèmes dans ce milieu qu’on voudrait surpasser et dépasser. Il y a des choses qu’on peut faire pour lutter contre ça, et la première c’est de créer un dialogue.

Fatima Al Qadiri | J’ai l’impression que c’est plus organique que ça. Ces collaborations avec des hommes et des femmes, c’est premièrement parce que ce sont de très bons chanteurs. C’est pas vraiment, enfin je veux dire…

J-Cush | Non, c’est pas quelque chose de politique, mais je dis juste que nous en sommes conscients.

Fatima Al Qadiri | Bien sûr !

Asma Maroof | C’est pas parce que t’es une femme qu’on te dira forcément « oh yeah on veut bosser avec toi ! ». On écoutait les sons de ces gens et on les respectait déjà.

J-Cush | On est très intéressés par les voix féminines comme par les voix masculines. On essaye de trouver des rappeuses de malade, des MCs de malade, des chanteurs… parce que c’est excitant de voir les deux perspectives sur une track. On peut écouter la chanson avec un autre point de vue qu’avec celui de l’habituelle voix masculine qu’on entend très souvent. C’est un ton différent et puis les gens peuvent y apporter beaucoup de saveurs différentes.

Future Brown, "beaucoup de rêves devenus réalité"

Future Brown, par Christelle de Castro

K | Quels sont les critères de sélection pour vos collaborations ?

Daniel Pineda | D’abord c’est des gens dont on aime le son et avec qui on a envie de bosser. Il n’y a pas de règle. Nos collaborateurs ont leur style propre et font des choses assez différentes.

J-Cush | Le premier critère, c’est quand même qu’ils veuillent bosser avec nous ! Ils pourraient dire qu’ils n’aiment pas trop ce qu’on fait, qu’ils n’ont pas envie de travailler avec nous ! On a eu beaucoup de chance pour l’instant, les gens nous répondent. Après, c’est toujours mieux de recevoir des propositions de son ou l’accord pour une session studio qui mettra notre énergie créative en commun.

K | Comment décririez-vous Future Brown en une phrase ?

J-Cush | Beaucoup de rêves devenus réalité.

Fatima Al Qadiri | Je pense que le point central c’est que la collaboration est possible, que ce soit entre nous quatre ou avec les chanteurs. Certains étaient déjà des amis, d’autres en sont devenus pendant l’aventure.

K | Fatima Al Qadiri a cité une phrase de Kierkegaard dans The Fader, « What labels me negates me ». En quoi catégoriser est-il un danger pour vous ?

J-Cush | J’aime cette phrase. Vous savez, définir les choses peut être dangereux. Ça tue le mystère. Tout regrouper à l’intérieur d’une catégorie fait perdre l’unicité propre à l’individu. C’est en faire quelque chose d’identique à un tout auquel il ne devrait pas nécessairement être associé. Parfois, ça tue simplement la créativité.

K | Vous vous définissez comme un regroupement de production artistique plus que comme un « groupe ». Pourquoi ne pas accepter la définition classique du groupe ?

Daniel Pineda | Je ne dirais pas « artistique ». C’est plus un regroupement de production musicale.

Fatima Al Qadiri | C’est ça, je dirais qu’on est des producteurs.

Daniel Pineda | On est DJs puisqu’on joue d’un instrument. Les CDJ sont un instrument. Et je dirais que les personnes qui en jouent font parfois beaucoup plus que ceux qui font du live sur Ableton.

Asma Maroof | On n’est clairement pas un groupe. On est à tour de rôle sur les ordinateurs, on bosse aussi séparément sur des ordinateurs portables pour ensuite combiner tout ça. On n’est pas genre « Daniel à la batterie, moi à la basse », vous voyez !

J-Cush | Tout le monde a sa propre méthodologie, mais un groupe serait plus traditionnel, genre « un groupe avec des rôles ». Je ne veux pas nous voir comme ça. On veut pouvoir laisser libre court aux trouvailles et idées des uns et des autres. On encourage ça tout le temps. C’est aussi une capacité à être libre et se répondre les uns les autres.

"Il y a plein de manières de travailler"

Future Brown, par Christelle de Castro

K | À ce sujet, quel est le processus créatif de Future Brown ?

J-Cush | Le partage musical.

Asma Maroof | Il n’y a pas de véritable structure.

J-Cush | Chaque morceau a son histoire, surtout quand ça implique une personne aux vocals. Et au sujet de la création des beats, parfois ça commence par une sonorité qu’on aime, qui devient ensuite une mélodie, ou alors quelqu’un qui a une idée et qui l’apporte au studio... Ça change à chaque fois ! Parfois on voit déjà quelqu’un pour les voix avant de créer le morceau, parfois on voit ça après. Chaque morceau est unique en soi.

K | Avez-vous des affinités particulières avec d’autres domaines artistiques ?

Daniel Pineda | J’aime les films et plein de choses, mais en ce moment je n’ai pas de projet à côté. On a le projet Nguzu avec Asma, on fait des trucs en solo, on bosse avec d’autres personnes, dans d’autres configurations. Il y a plein de manières de travailler.

Fatima Al Qadiri | Je travaille avec un collectif artistique basé dans le Golfe. Ce n’est pas un projet musical, ça s’appelle JCC. On est 3 femmes et 5 hommes et on va bientôt organiser un évènement au Musée d’Art Moderne de Paris, en septembre.

J-Cush | On a fait quelques trucs avec la mode. Le morceau "MVP" qui était encore "Marbles" à l’époque a été utilisé pour des fashion shows de Telfar.

Asma Maroof | En tant que groupe on a fait ça, oui, mais on bosse aussi individuellement notamment pour des designers.

K | Votre univers esthétique semble rappeler Internet, est-ce par choix ?

Daniel Pineda | Internet, c’est un outil, mais ça ne me semble pas si important dans notre esthétique. C’est juste un outil omniprésent, on est sur les réseaux sociaux, on cherche de l’info, on y trouve de la musique. Internet est partout pour beaucoup de choses mais je ne pense pas que notre esthétique y soit très liée.

J-Cush | C’est plus une plate-forme. Avant Internet, on avait les publicités physiques, les disquaires, les magazines, la radio… C’était un truc énorme. Maintenant, la majorité de la communication presse qu’on fait, c’est sur Internet. On fait beaucoup de choses en ligne. On a un site internet, les gens en déduisent notre identité, c’est peut-être de là que vient la confusion.

K | Votre logo n’est quand même pas sans rappeler le célèbre réseau social Facebook.

J-Cush | Notre ami a fait le logo original qui y ressemblait, on l’a repensé pour éviter la confusion avec Facebook.

"Interagir entre nous nous donne une inspiration que nous n’aurions jamais eu sans ça"

Future Brown, par Christelle de Castro

K | Votre musique a des aspects très futuristes. Pensez-vous faire partie d’une nouvelle génération musicale ?

Daniel Pineda | On en fait partie mais ces dernières années, beaucoup de nos pairs, beaucoup de gens qu’on admire ou avec qui on a travaillé on fait de la bonne musique.

J-Cush | Il y a beaucoup de gens qui font de nouvelles choses très bien, qui testent leurs idées, il y a une vraie alimentation de la création artistique, mais ça a toujours été le cas, d’aussi loin que je puisse me souvenir. La musique, c’est excitant grâce aux éléments frais que l’on y apporte. C’est cool de créer des choses que l’on n’a jamais entendues avant.

K | Dans la vie de tous les jours, quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

Asma Maroof | Il y en a tellement ! En écoutant le disque, on se rend compte qu’on a beaucoup de sources d’inspiration musicales.

J-Cush | Nos collaborateurs vocaux en sont une, et puis on s’inspire entre nous. On s’inspire aussi de la musique qu’on écoute. Et il y a plein de sons qui nous inspirent dans certains endroits. Quand on se retrouve en studio, on rassemble tous ces sons et toutes ces saveurs et voilà.

K | Vous avez tous des origines différentes, des passés différents, est-ce un avantage pour votre créativité ?

Daniel Pineda | Oui, je suis réellement inspiré par la musique écoutée par mes parents par exemple.

Fatima Al Qadiri | On a tous été exposés à différents types de rythmes et, vous savez, nous quatre combinés, on a tellement d’influences rythmiques. Les rythmes avec lesquels on a grandi, ceux que l’on a consommés en tant qu’adolescents, que jeunes adultes… mettre tout ça ensemble, c’est ce qui fait de Future Brown ce projet spécial et en fait quelque chose qui marche. On a vraiment une large ouverture et compréhension des rythmes.

J-Cush | C’est ça, tout est dans nos similarités et nos différences. Je peux être inspiré par la musique que me montrent Daniel, Asma ou Fatima. J’ai appris beaucoup sur des sujets que je n’aurais jamais connu sans eux. Le fait d’interagir entre nous nous donne une inspiration que nous n’aurions jamais eu sans ça.

Fatima Al Qadiri | En surface, cet album c’est une lettre d’amour à nos collaborateurs vocaux. Mais au fond, c’est aussi une lettre d’amour aux différents rythmes qui nous inspirent.

J-Cush | Je pense que certaines personnes oublient que nous sommes quatre personnes venant d’endroits différents, avec des vies différentes et des influences variées. Tout ça regroupé, ça nous influence dans notre création. On essaye de faire un album unique avec toutes nos influences. Les vocalistes sont très importants aussi. Certains rappent, chantent, d’autres rappent d’une autre manière, avec un autre style. On ne peut pas regarder ce projet de manière manichéenne, il faut creuser.

K | Vous êtes producteurs et DJs, avez-vous pensé votre musique comme une musique de club ?

Daniel Pineda | Certaines vont bien en club, d’autres dans une voiture…

Asma Maroof | Ou sur un yacht !

J-Cush | Certaines sont pour la fête, d’autres collent plus à la radio, mais nous n’avons rien fait pour les orienter dans ces sens. La musique venait naturellement quand on se regroupait tous les quatre en studio, travaillant avec les interprètes. Il n’y a pas d’autre volonté que celle de créer naturellement ensemble.

"De toute façon, les Grammys sont démodés !"

Capture d'écran du visuel de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=NkJOzLj7fNY" target="_blank">Talkin' Bandz</a>

K | On parle beaucoup du white privilege dans l’industrie musicale en ce moment. Comment vous sentez-vous à propos de ce sujet ?

J-Cush | La question du privilège tout court est intéressante à étudier.

Daniel Pineda | C’est une grande question dans l’industrie musicale. Il y a une très grosse histoire concernant le désir de l’industrie musicale de mettre en avant des artistes blancs, même sur de la musique habituellement black. Ils veulent faire quelque chose de plus « accessible » pour la majorité des gens.

J-Cush | Regardez Major Lazer par exemple. C’est directement pris à la culture black et c’est un mec blanc qui fait ça, qui fait de l’argent et des Grammys. C’est pas fait dans le respect de la culture initiale, ça ne respecte pas les origines culturelles. C’est là où l’industrie est mauvaise.

Daniel Pineda | L’industrie musicale est malade et corrompue à plusieurs sujets. Et elle leur donne du crédit et les met en lumière. Il n’y a qu’à voir Macklemore et ses Grammys. Mais de toute façon, les Grammys sont démodés, tu sais (Asma rit).

Fatima Al Qadiri | Y’a qu’à écouter tout ce qui sort de l’industrie musicale et voir le reste des industries. Regarde les Oscars : un seul nominé black, dans une catégorie, c’est John Legend pour sa chanson. Toute l’industrie créative est corrompue. Dans l’art visuel, dans la musique, les films etc. Il y a un problème à ce sujet et on en parle depuis quelques années. Mais ça a toujours été un souci et ça ne change pas malheureusement.

J-Cush | Il y a des moyens de se confronter au problème et de le faire tomber. Mais tu ne peux pas en tant qu’individu ou groupe changer une industrie entière. Par contre tu peux aider la discussion à s’alimenter et j’espère la rendre plus intelligente.

Fatima Al Qadiri | J’ai récemment lu sur Dazed qu’il y a des progrès sur la question, notamment dans l’industrie londonienne. C’est un très vaste sujet, je ne sais pas combien de temps vous avez pour en parler (rires) ?! Je suis d’accord avec J-Cush, les artistes doivent en parler de façon libre vous savez.

K | On a remarqué chez vous une petite obsession pour les ballons de basket ! Comment expliquez-vous cette récurrence dans vos performances, clips et site internet ?

J-Cush | Ça c’est parce que Future Brown est une équipe ! (rires)

Daniel Pineda | Ça marchait bien dans notre performance donc on a gardé ça en quelque sorte ! C’est une espèce d’image d’unité et ça correspond au projet, mais c’est pas intentionnel à la base.

K | Pourquoi avez-vous choisi le nom « Future Brown » d’ailleurs ?

Daniel Pineda | Demandez à Fatima !

Fatima Al Qadiri | En 2009, un ami était obsédé par cette couleur, le « future brown ». C’était une espèce de teinte de marron artificielle et non-naturelle. Pas mal de personnes dans mon cercle d’amis étaient obsédées par cette couleur et essayaient de trouver des choses qui s’en rapprochaient. Ça pouvait être du vernis à ongles ou plein de choses. Cette couleur me suivait partout, tout le temps et j’ai aimé ça. Quand on a commencé à bosser ensemble, l’idée du « Future Brown » est venue de ça. J’aime l’idée que ce ne soit pas naturel, que ce soit une teinte artificielle et indéfinissable.

J-Cush | Ça va dans le sens de ne pas vouloir se définir en tant que groupe. On voulait être indéfinis dans tous les sens. Nos enregistrements eux-mêmes sont une collection de différentes sonorités et influences. C’est cette idée de couleur indéfinie.

"Les standards marketing sont des outils d’esclavagisme"

Capture d'écran du clip de Vernaculo

K | Vous utilisez beaucoup le sarcasme dans votre projet, notamment dans le clip "Vernaculo"

J-Cush | Il y a beaucoup d’humour dans ce dernier clip ! Je n’aime pas l’idée de normalité, de beauté ou de bonheur. Tu dois vivre ta vie de façon unique. Quand les gens ont cette notion de beauté, avec la peau parfaite, les cheveux nets, peu importe, les tendances changent. Ça n’arrive pas si tu t’exprimes comme tu es, si tu es comme tu veux être.

Je ne suis pas à l’aise avec ces choses, tu ne dois pas faire quelque chose parce que c’est « normal ». C’est comme ça que je vois le clip, mais il y a toute une dénonciation de l’industrie de la beauté et des standards.

Fatima Al Qadiri | La beauté et son marketing sont des construits artificiels. Dans la vraie vie, tu ne peux pas photoshopper ton visage, être retouché et sans défaut, avec un corps sculpté. C’est juste un faux idéal. C’est comme le concept de teinte de peau, c’est une création marketing. J’ai été dans plein de situations comme ça, quand j’essaye d’acheter un fond de teint ou qu’on m’en offre un et que ce n’est pas compatible avec ma couleur de peau.

Il y a plein de moments douloureux avec le marketing de la beauté. Ça crée beaucoup d’anxiété chez les femmes. Les standards marketing sont des outils d’esclavagisme, de contrôle. Maluca, dans ses paroles dans "Vernaculo", est totalement contre cela. Elle est sauvage, libre mais aussi très forte.

K | Votre relation au milieu de la mode n’est-elle pas ambivalente alors ?

Fatima Al Qadiri | Nous sommes des fans de mode, mais chacun d’entre nous entretient une relation particulière vis-à-vis de cette dernière.

J-Cush | Il n’y a pas de style « Future Brown ». On s’habille comme on aime. On aime tous le confort mais on aime aussi être bien habillés.

Fatima Al Qadiri | La mode est quelque chose que nous vivons de façon individuelle. Je suis une admiratrice et une amoureuse de longue date de la mode et de la haute-couture. J’ai travaillé avec beaucoup de créateurs de mode à travers les années. C’est quelque chose que je dissocie du projet Future Brown.

Propos recueillis par Aline Cantos et Maxime Retailleau

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