Grooveshark, c'est fini

Huit ans après sa création, Grooveshark ferme ses portes. Le service de streaming n'a pas pu tenir face aux maisons de disques.

grooveshark

Juillet 2013 : suivant les décisions de l'App Store d’Apple et de Google Play, le moteur de recherches Google ne référence plus Grooveshark. Septembre 2014 : après des années d'un procès débuté trois ans plus tôt, un juge fédéral de la cour de New York fait plier le site pour non-respect des droits d'auteurs. 1er mai 2015 : une semaine après un nouveau procès intenté par les labels, c'en est trop. Les fondateurs de Grooveshark, Andrés Berreto, Josh Greenberg et Sam Tarantino, jettent l'éponge.

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En commentaire de fin, une phrase :

Si vous aimez la musique et respectez les artistes, les auteurs et tous ceux qui rendent la bonne musique possible, utilisez un service sous licence qui compense les artistes et autres ayants-droits.

150 000 dollars par morceau illégal

Fondé en mars 2007, Grooveshark voulait prendre le chemin d'un autre géant d'Internet, YouTube. Le problème, c'est que face à Deezer et Spotify qui étaient en bons termes avec les majors, Grooveshark, plateforme de streaming musicale gratuite un temps, s'est vite retrouvé à justifier de morceaux qui ne respectaient pas les ayants-droits et les compensations financières au regard de licences non payées. 30 millions, ce fut, au plus fort, le nombre d'internautes séduits dans le monde entier par une offre musicale sans publicité.

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Après un premier procès en 2011, le 24 avril 2015 a marqué la fin de l'histoire de Grooveshark : un tribunal de Manhattan a  décidé de faire payer la somme de 736 millions de dollars au service, soit 150 000 euros par morceau qui enfreignait les droits d'auteurs. Les trois grandes majors que sont Universal Music, Sony Music et Warner Music Group ont été "sympa" en proposant un deal : effacer le remboursement en échange d'une fermerture pure et simple de Grooveshark. Deal conclu.

Par Louis Lepron, publié le 01/05/2015

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