Google lance une plateforme pour composer de la musique en faisant mumuse

Avec le lancement de sa plateforme Chrome Music Lab, Google vous permet maintenant de composer de la musique en mettant image et son en correspondance. Chronophage.

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L'outil boîte à rythme vous propose une série de petits avatars tout mignons. (© Chrome Music Lab)

Avis aux mélomanes technophiles : Google vous a préparé un paquet-surprise. Le moteur de recherche a dévoilé, mercredi 9 mars, une série d'expériences audioludiques regroupées sur la plateforme Chrome Music Lab. Concrètement, douze applications mignonnes et interactives pour vous permettre de faire de la musique sans vous coltiner l'interface parfois décourageante d'une station audionumérique semi-professionnelle (DAW, pour les initiés).

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Là, une application transforme vos arabesques de pinceau virtuel en beats et mélodies (le logo de Konbini, maladroitement reproduit au curseur, ne donne pas grand-chose); ici, la "roue de distorsion de la voix" vous propose d'enregistrer un son et de tordre sa vitesse et son sens de lecture ; pour les boîtes à rythme, vous animerez de petits personnages à grands yeux qui tapent sur des tambours, etc. Oui, ça sert surtout à faire mumuse et à perdre du temps, mais c'est quand même bien foutu. On regrettera simplement de ne pas pouvoir enregistrer et exporter ses créations pour éventuellement pouvoir les réutiliser dans des compositions plus professionnelles.

Une technologie en open source

Sous le capot, le Chrome Music Lab cache une jolie petite interface de programmation (API) nommée Web Audio, qui permet de générer du son et des effets visuels correspondants sans avoir à télécharger de widget ou de programme. En mettant le code en open source sur GitHub, Google encourage les développeurs indépendants à utiliser cette technologie – et certains s'en sont déjà plutôt bien servi. Pour l'utilisateur lambda, ça donne surtout une grande variété d'applications ludiques et chronophages. Même si rien, absolument rien ne sera jamais aussi addictif qu'Incredibox et ses irrésistibles boucles vocales.

Par Thibault Prévost, publié le 11/03/2016

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