Choqué par la fermeture du Fabric, Goldie menace de faire fondre sa médaille de l'Empire britannique

Après la nouvelle de la fermeture définitive du night club légendaire Fabric à Londres, des musiciens ont exprimé leur frustration de voir disparaître un nouveau lieu iconique de la nuit londonienne. En signe de protestation, Goldie est prêt à faire fondre sa médaille de l'Ordre de l'Empire britannique.

Goldie with MC Flats at Fabric in 2001. (Photo: Fabric)

Goldie et MC Flats au Fabric en 2001. (© Fabric)

Goldie est connu pour avoir été le pionnier de la scène rave britannique dans les années 1990, ainsi que pour ses apparitions au cinéma dans Snatch et dans Le monde ne suffit pas. Le DJ a exprimé son désarroi au micro de Channel 4, expliquant l'impact que les fermetures à répétition des lieux emblématiques de la vie nocturne a sur la communauté musicale :

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"Je me demande si ceux qui sont dans mon milieu, genre Jazzie B, Norman Jay, ou même Pete Tong ; si tous ensemble nous ne devrions pas rendre notre Médaille de l'ordre de l'Empire britannique, les faire fondre et les couler dans le café d'un de ces bureaucrates, pour qu'il soit juste un peu plus sucré que d'habitude aujourd'hui, et qu'il se sente encore plus fier d'avoir tué la contre-culture et la culture en soi."

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Goldie n'est pas le seul musicien à dire ce qu'il pense de cette fermeture, une de plus parmi les hauts lieux de la fête ces dernières années. Nombreux sont ceux qui ont également dit que le maire de Londres Sadiq Khan n'en avait pas fait suffisamment pour sauver le club, bien que celui-ci ait insisté sur le fait que ce problème devait être géré par les autorités locales.

Le musicien né à Walsall (une ville à 200 kilomètres de Londres) a insisté en soulignant que la fermeture de lieux culturels n'aidera en rien à prévenir le trafic de drogue, qui n'est pas causé par les clubs, comme semblent le penser la police et les autorités.

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"Ce pays s'est construit sur une culture, et lorsque vous décidez de fermer un club comme le Fabric, vous passez pour un abruti. Vous ressemblez à ces mecs des années 1980, qui avaient un téléphone portable relié par un long câble à une valise-batterie, qui ressemblaient à de gros cons, avec leur jeans taille haute, à se balader dans les rues en pensant qu'ils avaient quelque chose que les autres n'avaient pas."

Cette interview est très alambiquée mais vous pouvez la voir ci-dessous, en espérant que la nuit londonienne ne subira pas d'autres chocs d'ici l'hiver, sinon quel serait l'intérêt d'avoir un métro de nuit ?

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Par Kate Lismore, publié le 08/09/2016

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