May 4, 2013: Jazz and Heritage Festival.
Photo: Tyler Kaufman

Pour le magazine i-D, Franck Ocean signe un essai aussi personnel que poétique

Invité à participer au nouveau numéro de la revue britannique, le chanteur a également réalisé une série photo de 32 pages, dans laquelle on peut apercevoir les visages de Spike Jonze, Vegyn et Buddy Ross.

Frank Ocean en 2013. (© Tyler Kaufman/Getty)

Frank Ocean est loin d’être un simple chanteur de R’n’B. Depuis le début de sa carrière, il y a un peu plus de six ans, cet insaisissable touche-à-tout n’a cessé, à travers ses œuvres musicales et ses essais digitaux, de lancer de nombreuses discussions, s’interrogeant tour à tour sur l’homosexualité, l’amour, ou la condition des Noirs aux États-Unis.

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Après avoir passé l’été à parcourir les plus grandes scènes d’Europe et des États-Unis, sur lesquelles il a interprété son album Blonde aux côtés du réalisateur Spike Jonze, le Californien est aujourd’hui de retour avec un nouveau projet.

Pour illustrer le nouveau numéro du magazine britannique i-D – qui comprend notamment un entretien passionnant avec Kendrick Lamar –, Frank Ocean a préparé une série photo de 32 pages, qui est accompagnée d’un essai personnel nous plongeant davantage dans ses pensées les plus intimes.

Dans ce texte d’une dizaine de lignes, qui semble tout droit tiré de l’inconscient de l’artiste, Frank Ocean revient avec poésie sur des sujets qui lui sont chers, tels que la paix, le pouvoir du mot "oui" ou encore le fait d’approcher la trentaine, tout en évoquant, avec cet humour qui lui est propre, des sujets beaucoup plus légers comme le retour de la sauce Szechuan chez McDonald’s :

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"Vous pouvez répondre à de nombreuses questions avec le mot 'oui'. Mais vous pourrez répondre à bien plus de questions avec 'non'. Le 'non' est banal. Le 'oui' est précieux.

À chaque fois que je me sens seul, je regarde une émission en direct à la télévision, et puisque tout paraît bien de l’autre côté de l’écran, alors tout est bien pour moi aussi.

Sur scène, une de mes oreillettes est reliée à mon micro, tandis que l’autre diffuse un podcast de Tim Ferriss. Je peux rester très longtemps sans dire un mot, mais j’élève ma voix lorsque les personnes qui m’appellent se trouvent dans des lieux bruyants.

Je n’ai jamais donné de surnoms à mes fans, parce que les surnoms auxquels je pense sont trop embarrassants. Je suis connu du monde entier. J’ai connu la paix lorsque j’avais une vingtaine d’années. Jointes en prière, les mains du grand Pharrell n’étaient pas mutuellement exclusives.

Si tu veux que tes 30 ans aient l’air séduisants, tu n’as qu’à y ajouter l’expression 'maturité sexuelle'. Re : ces photos… comme Karl Lagerfeld dirait, elles 'me sont apparues dans un rêve'. L’été 2017. On s’est vraiment laissé aller. Il y avait des bonbons au goût banane-fruits rouges au fond de la coupe.

Je ne saurai jamais pourquoi les gens campent dans la rue pour goûter à la sauce Szechuan de McDonald’s. Mais je suis bien pour. C’est un monde de rêve. Si vous avez aimé 2017, alors vous adorerez 2018."

L’essai et la série photo de Frank Ocean sont à découvrir sur le site d’i-D Magazine.

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Par Naomi Clément, publié le 23/10/2017

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