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En France, les clubs se battent pour être reconnus comme des lieux culturels

Publié le

par Arthur Cios

Nuits Sonores 2015 avec un Laurent Garnier en feu (© Brice Robert)

37 établissements français ont réclamé au ministère de la Culture d’être enfin considérés comme des lieux culturels.

Depuis un an, la culture est à l’arrêt. Les concerts sont interdits, les cinémas ont passé la plupart du temps fermés, de même pour les théâtres ou les opéras. Mais un secteur est encore plus mal au point : le monde de la nuit.

Les clubs et discothèques n’ont pas pu rouvrir du tout depuis un an. Sauf que n’étant pas considérés comme des lieux culturels, ces derniers n’ont de fait pas les statuts légaux permettant de recevoir des aides gouvernementales et autres subventions.

Or, on parle d’un secteur qui génère 60 millions d’euros de chiffre d’affaires rien qu’en France, de 3 millions de visiteurs par an et de milliers d’emplois concernés. Mais aucunement pris en compte par le gouvernement. Pour l’instant, en tout cas.

Tsugi nous informe que des représentants du projet "Clubs-Cultures" (regroupant 37 clubs de toute la France) ont été reçus par une conseillère de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot. Le but ? Demander la création d’un statut particulier pour ces établissements, celui de "clubs-cultures", et l’extension des subventions.

Et il semblerait que cela ait porté ces fruits. Le collectif Culture Bar Bars, cité par le magazine, a indiqué que le statut a été accepté et, plus encore, qu’un groupe de travail a été créé. Le communiqué indique :

"Création immédiate d’un groupe de travail spécifique sous l’égide du ministère, dans la perspective des réouvertures ; intégration dans la boucle culturelle nationale et régionale ainsi que la mise en place d’un travail sur le long terme pour l’élaboration d’un nouveau statut."

Reste à savoir ce que cela va donner concrètement, et dans combien de temps. Car on reste encore un peu loin des décisions prises en Allemagne il y a quelques semaines, qui ont officiellement reconnu la techno comme de la musique, comme de l’art donc. Et c’est sans parler des nombreuses aides qui sont allouées aux clubs là-bas.

Un bon début qui, on l’espère, permettra au monde de la nuit de survivre à la crise actuelle.

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