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Aux États-Unis, 90 % des salles de concert indépendantes sont menacées de fermeture

Publié le

par Hong-Kyung Kang

©Getty

Afin d'éviter cette catastrophe, les exploitants de salles ont demandé des aides financières exceptionnelles au Congrès.

Les conséquences désastreuses de l’épidémie sur la culture continuent de se faire ressentir. En effet, selon une étude menée par la National Independent Venue Association (NIVA), 90 % des salles de concert indépendantes sont menacées de faillite aux États-Unis, si la durée de leur fermeture dépassait les six mois, ou si elles ne recevaient pas d’aide de la part du gouvernement.

Comme l’explique Consequence of Sound, la NIVA est une association créée en réaction à la crise engendrée par l’épidémie, qui réunit près de 2 000 exploitants de salles de spectacles répartis dans les 50 États du pays. Face à la situation actuelle, les membres de l’association ont demandé au Congrès des aides financières très concrètes, comme une somme couvrant six mois de paie, de bénéfices, et de coûts divers comme le loyer, les taxes et les assurances.

Également, la NIVA réclame un laxisme concernant les impôts sur le remboursement des tickets, les heures supplémentaires et les initiatives visant à optimiser la sécurité sanitaire. De plus, les exploitants de salles demandent le développement du partenariat public-privé afin de financer le salaire des travailleurs à mi-temps.

Des demandes entendues par le Congrès

En réponse à ces revendications, un groupe de 150 membres du Congrès a envoyé une lettre exprimant son soutien à la NIVA au Sénat et aux leaders des partis politiques. La lettre rappelle que les salles de concert ont été les premières à fermer durant le confinement, et seront très probablement les dernières à rouvrir. Si cette fermeture devenait permanente, elle aurait un impact négatif sur des centaines de structures de l’industrie musicale. La lettre explique ainsi :

"Nous pouvons sauver cette industrie qui aidera à soutenir les salles de concerts, qui sont indispensables à la structure sociale, culturelle, et économique de tellement de nos communautés. Cette industrie ne s’en sortira pas sans notre aide."

Le Sénat n’a pour l’instant pas donné suite à cette demande. On ne peut donc qu’espérer que l’appel de la NIVA sera entendu, car on ne peut imaginer le fameux "monde d’après" sans concert.

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