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En écoute : les Black Lips reviennent après 3 ans de dur labeur avec le fils de John Lennon et Yoko Ono

Publié le

par Chayma Mehenna

Les Black Lips, les mauvais garçons du rock, sont de retour avec un nouvel album et ils sont bien entourés. Sean Lennon a apporté sa touche psychédélique et son expertise à leur patte sonore singulièrement brutasse et crade. La preuve ultime de ce mariage avec le single addictif "Can't Hold On".

C'était en 2014. Underneath the Rainbow était sorti et "Boys in The Wood" s'était imposée comme nouvelle hymne parmi les nombreuses que les Black Lips comptent dans leur longue discographie. S'il y a bien un attribut qui caractérise cette dernière, c'est certainement que les collaborations qu'elle compte se sont toujours faites sans compromettre l'identité et l'intégrité du son de ces gaillards. Une fois passées entre les mains de Mark Ronson ou encore de Patrick Carney des Black Keys, ces collaborations sont justement dosées entre le style de celui qui s'était attelé à la production et le leur.

C'est maintenant au tour de Sean Lennon, qui n'est autre que le fils de John, défunt Beatles (le monde de la musique est petit, n'est-ce pas ?) de mettre la main à la pâte dans ce nouvel album : Satan’s Graffiti or God’s Art? À cette occasion, le guitariste Jack Hines qui jouait dans les Black Lips entre 2002 et 2004 revient tandis qu'Oakley Munson et Zumi Rosow se sont greffés, à la batterie et au saxophone, autour de l'immuable duo Cole Alexander et Jared Swilley.

On note l'annonce de contributions qui piquent notre curiosité : celle de Saul Adamczewski de Fat White Family et celle de Yoko Ono. Cet album - comme ils nous le promettent - est sans doute le plus évolué, le plus mature de ceux qu'ils ont fait. À leur habituelle attitude nonchalante et extravagante s'est ajoutée la touche rêveuse et propre de Sean Lennon. Sur "Can't Hold On To Nothing" on entend bien comme leur essence âpre est tempérée par la douceur de leur producteur du moment. Lorsque les cris enragés (estampillés Los Saicos, leur référence absolue) côtoient chœurs chauds et cuivres ronds, l'ensemble gronde, complexe, et se fait aussi furtif que progressif. Un grand fouillis addictif qui tournera longtemps en boucle dans les esprits.

Satan’s Graffiti Or God’s Art? sortira le 5 mai chez Vice Records. Les Black Lips seront en concert à l'édition été de La Route du rock, à Saint-Malo. 

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