AccueilMusique

En écoute : le mix de Jeff Mills en hommage à la science-fiction

Publié le

par Arthur Cios

(© Jacob Khrist)

On a profité de la sortie de ce mix pour envoyer quelques questions à cette légende vivante au sujet de son rapport à la SF.

(© Jacob Khrist)

La passion de Jeff Mills pour la science-fiction est connue de tous. Le bonhomme ne la cache pas, d’ailleurs. Il a récemment réalisé des bandes originales alternatives pour des classiques du genre comme Metropolis de Fritz Lang et Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès.

Alors que vient de sortir son nouvel album, Planets, et qu’il s’apprête à démarrer une série de concerts au Barbican Centre, à Londres, ce grand monsieur a élaboré From Here to There, un mix centré autour de la SF relayé par nos confrères de Mixmag, entre bribes d’interviews, extraits de BO et d’inédits, et autres…

On en a profité pour envoyer quelques questions rapides à l’artiste sur son rapport à ce genre cinématographique qu’il aime tant et sa musique.

Konbini | La science-fiction a toujours été très importante pour vous, pour votre musique. Quel est votre premier souvenir lié au genre ? Quand avez-vous commencé à l’utiliser dans votre musique, et pourquoi ?

Jeff Mills | Ce n’est pas facile de répondre à cela. Je ne saurais vous dire quelles ont été mes premières expériences, mais cela a dû arriver quand j’étais vraiment jeune, probablement à travers des dessins animés ou des comics. À Detroit, où j’ai grandi, il y avait toujours de la science-fiction et de la fantasy en abondance, pour maintenir les enfants occupés. Quand je suis devenu ado, j’ai commencé à être un collectionneur plus sérieux.

J’ai commencé à explorer ce genre dans la musique électronique au milieu des années 1990. Jusque-là, je m’étais concentré sur la "dance" musique. C’est à cette époque que j’ai pris conscience que la musique techno avait cette capacité extraordinaire de décrire des sujets complexes. Comme le jazz (et si c’est exploité de la bonne manière), cela peut amener à faire ressentir aux gens des choses qui ne sont, habituellement, pas si faciles.

Il y a beaucoup de matière dans ce mix. Y a-t-il des éléments que l’on retrouve sur votre nouvel album, Planets ?

En réalité, cela n’a que très peu de rapports avec ma musique. Planets est vraiment fait pour préparer l’auditeur à être plus sensible au sujet du voyage dans l’espace et à la découverte d’autres mondes. La structure et le concept de Planets sont basés sur un voyage dans l’espace dont le but est de visiter en musique chacune des planètes de notre système solaire.

La combinaison de musique classique et de musique électronique construit un langage qui raconte une histoire, et ce sont surtout les chiffres et les informations scientifiques dont nous disposons sur ces planètes qui dirigent le propos. Le mot Planets renvoie simplement aux huit autres mondes les plus proches de nous. Tout comme nous appréhendons la planète Terre et toutes les merveilles connues, nous devons nous efforcer d’imaginer que ces autres mondes ont existé, ou existeront, dans le passé ou l’avenir. Peut-être de manière drastiquement différentes, peut-être de la même manière.

Vous avez déjà travaillé sur des bandes originales pour des films tels que Metropolis ou Le Voyage dans la Lune… Y a-t-il d’autres films sur lequel vous aimeriez travailler ?

J’adore le cinéma, donc je suis ouvert pour travailler dans ce domaine. Surtout pour des films de science-fiction et tout ce qui concerne le cosmos.

À voir aussi sur konbini :