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La Concrete a (enfin) sa licence pour envoyer du son 24 heures non-stop

Publié le

par Théo Mercadier

(Source : Facebook / Concrete)

Le mythique club parisien est désormais autorisé à ouvrir non-stop, après un an et demi de tractations auprès de la mairie de Paris.

(© Concrete, via Facebook)

Les gros fêtards parisiens auront forcément déjà vécu l'interminable demi-heure d'arrêt du son imposée à la Concrete entre 6 heures 40 et 7 heures 15 (en gros), le dimanche matin. "Une demi-heure c'est pas grand chose" me direz vous, mais à cette heure avancée de la nuit c'est suffisant pour renvoyer chez eux les teufeurs les plus aguerris. Eh bien chers amis, le calvaire prend fin.

La Concrete est en effet devenue le premier club parisien à pouvoir organiser des soirées non-stop, sans aucune restriction de temps, zéro, nada, walou. "En gros, si on le souhaite, on peut ne plus jamais fermer", se réjouissent ainsi les équipes du club mythique sur leur page Facebook. Bande de fous.

La licence ne tombe pas du ciel, elle est le fruit d'un lobbying intense et de tractations auprès de la mairie de Paris et de la préfecture de police. Interviewé par Trax, le conseiller et délégué chargé de la nuit à l’hôtel de ville a expliqué que de sérieuses contreparties avaient été nécessaires pour obtenir le feu vert. "Nous avons exigé la poursuite des campagnes de prévention, notamment sur l’alcool, la drogue et les MST, ainsi qu’une augmentation du personnel, afin que ce passage aux 24 heures ne rende pas les conditions de travail plus pénibles", souligne ainsi Frédéric Hocquard.

Au-delà de permettre l'émergence de soirées marathons, le déblocage de cette licence traduit une évolution des relations qu'entretiennent les pouvoirs publics avec le monde de la nuit, qui est autant une pépinière artistique qu'une vitrine touristique.

"Ce que nous souhaitons, c’est adapter les modes de vie, parce qu’il y a une demande pour que les choses ne s’arrêtent pas, pour que les gens puissent continuer à faire la fête. La 'licence 24 heures de Concrete' s’inscrit dans un plan plus global, qui recoupe également l’ouverture des parcs la nuit", indique le conseiller.

Dans les faits, ces "Samedimanche" ne seront pas organisés tous les week-ends, mais plutôt une fois par mois, pour l'instant, avec des line-up dignes de mini festivals. Comme l'explique Aurélien Dubois, cofondateur du club :

"[Cette autorisation] ne signifie pas que nous allons rester ouverts coûte que coûte. Les dimanches, par exemple, nous continuerons à fermer vers minuit-2 heures, parce que nous savons que les gens travaillent le lendemain. Nous sommes dans une démarche d’expression artistique : ce que nous voulons, c’est que tant le public apprécie et que les artistes s’expriment, nous ne fermons pas".

On voit d'ici les papas de la techno rallonger leur set jusqu'à pas d'heure, "juste" parce que les 1 000 personnes qui leur font face continuent de gueuler "alleeeeez làààà" à chaque volée de kicks.

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