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Comme le Berghain, le Blitz Music Club interdira l'usage des téléphones

Publié le

par Théo Mercadier

(©DJMag / Twitter)

Saoulée d'avance par les zombies de Shazam, l'équipe du Blitz a décidé d'interdire les téléphones. Une manière de renouer avec l'instant présent.

"Nous vivons à une époque où nous cherchons tellement à documenter le moindre moment que nous passons souvent à côté des instants les plus précieux." Cette petite sentence ne vient pas du dernier livre de développement personnel en vogue, mais de l'équipe de com' du Blitz, un nouveau club qui ouvre ses portes dans un musée munichois ce mois-ci.

Pas de vidéos, pas de photos floues, pas de textos pour tenter de retrouver votre pote affalé contre le caisson de basse : les smartphones resteront à l'entrée. Alors si vous avez pris l'habitude de saigner Shazam toutes les cinq minutes pour dénicher la moindre pépite du DJ qui vous secoue les tympans, on ne saurait que trop vous conseiller de décrocher deux minutes pour profiter de l'instant présent.

"Rencontrons-nous pour de vrai"

"Laissons à l'extérieur le royaume digital qui occupe constamment notre vie quotidienne, et rencontrons-nous pour de vrai sur le dancefloor", exhorte la direction du club. Le Blitz radicalise ainsi la voie empruntée par le mythique Berghain, à l'entrée duquel les vigiles collent des petites gommettes sur l'appareil photo des téléphones des chanceux qui ne se sont pas fait recaler : "Nous avons voulu créer un espace où nous pouvons tous danser sur de la musique incroyable, dans un environnement intime et sécurisé. Aussi nous avons décidé d'appliquer une politique stricte contre les enregistrements"

On vous en parlait déjà en mars, le Blitz a fait le pari audacieux de poser ses caissons dans l'un des plus gros musées de la ville de Munich et, avec les Zenker Brothers comme résidents, la programmation résolument techno devrait ravir les aficionados du genre. D'autant que le sound system fourni par l'excellent constructeur Void a été fabriqué sur mesure pour coller parfaitement à l'acoustique des deux dancefloors. Ce serait quand même bête de vivre tout ça le nez collé derrière son téléphone, nan ?

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