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"Mourir à Paris" : les Bérurier Noir ressuscitent pour dénoncer les attentats

Publié le

par Théo Chapuis

26 ans après sa séparation, Bérurier Noir sort de son sommeil pour rendre hommage aux victimes des attentats de Paris, mais aussi du Liban, d'Irak, de Syrie et d'ailleurs.

"Keupon un jour, keupon toujours", dit la maxime. Rien d'étonnant à ce que Bérurier Noir, chantres du punk made in France au plus fort des années 80, aient à nouveau sorti les guitares de leur étui pour "libérer" un nouveau titre, "Mourir à Paris". Industrielle et martiale, cette chanson a été écrite en réaction à l'actualité tragique des attentats parisiens, ceux du 13 novembre tout comme ceux de début janvier 2015.

Sur leur site Internet, les Bérus accompagnent le morceau d'un court texte expliquant que "Mourir à Paris" avait été composé "après l’attentat contre Charlie Hebdo, en janvier 2015". Le titre n'avait pas encore vu le jour, mais le cauchemar des attaques parisiennes de la nuit du 13 novembre les a décidés à le sortir le 14 novembre (les médias semblent l'avoir repéré tardivement, comme Culturebox qui le relaie aujourd'hui) et à le dédier "aux victimes" de cette nuit tragique – et à celles du terrorisme et de la guerre du monde entier :

A nos ami.e.s du Bataclan, du Petit Cambodge, de Charonne et de la Fontaine au Roi... A nos soeurs et frères d'Irak, de Syrie, du Liban, de Libye et d'ailleurs qui vivent ces atrocités au quotidien.

Punk's not dead

Ce retour de Bérurier Noir est une surprise totale puisque le groupe s'est officiellement séparé en 1989 et ne s'est reformé ponctuellement que durant trois ans, entre 2003 et 2006, pour quelques concerts. Marqués au fer (rouge) par l'engagement politique antifasciste, Fanfan, Loran et Masto ont chanté leur haine des flics, des militaires, des fachos, du viol, de la prison, ou encore de l'internement psychiatrique.

Même s'ils sont désormais quinquagénaires, ceux qui ont incarné un idéal alternatif et fait hurler à toute une génération "La jeunesse emmerde le Front national" n'ont pas dit leur dernier mot. Non, l'indignation n'a pas d'âge.

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