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À peine débarqué, Aurous attaqué en justice par les majors du disque

Publié le

par Théo Chapuis

Lancée il y a trois jours, la plateforme de streaming Aurous est déjà attaquée en justice par les poids lourds de l'industrie de la musique. 

Aurous pensait-il vraiment que les majors resteraient confortablement engourdies ? (Capture d'écran)

Il y a deux jours, nous vous le présentions comme un "Popcorn Time de la musique" et il y a fort à parier que c'est cette formule (pas tout à fait correcte, d'ailleurs) qui a attiré l'attention. À peine dévoilait-elle le bout de son nez qu'Aurous, la plateforme de streaming sur laquelle toute la presse web se jetait il y a deux jours, est attaquée en justice par les poids lourds de l'industrie de la musique américaine. Développée grâce à un appel aux dons en crowdfounding, l'application essuie une plainte des trois principales majors (Warner, Universal et Sony) pour violation de droits d'auteur.

C'est bien beau de surfer sur le succès des petits camarades pour se faire remarquer, mais Aurous est-il vraiment "le Popcorn Time de la musique" ? Même s'il a beau le clamer haut et fort, ce n'est pas exactement le cas. D'après Pixels, Aurous "pioche les fichiers musicaux un peu partout sur le web" grâce à des services légaux qui les proposent en streaming, comme par exemple YouTube et Soundcloud, avant de les proposer sur son propre service – un peu comme le français Blitzr, en fait. Popcorn Time, lui, diffuse directement les films et séries grâce à BitTorrent.

Privées de ressources pub, les majors en colère

En fait, c'est grâce à ce procédé de contournement qu'Aurous se prémunit de toute publicité – et empêche les maisons de disque de profiter de ces revenus. Dans un communiqué repris par Billboard, la RIAA (le syndicat du disque américain), déclare, visiblement courroucée :

Ce service est l'exemple flagrant d'un business model généré par le vol des droits d'auteur à échelle massive. Comme Grokster, Limewire ou Grooveshark, ce n'est ni autorisé, ni légal. Nous n'autoriserons pas une telle plateforme à piétiner avec autant de vigueur les droits des créateurs de musique.

La plainte pourrait coûter cher à Andrew Sampson, le concepteur du programme. Très cher même. Selon la loi américaine, l'amende pourrait s'élever à 150 000 dollars (135 000 €) par titre hébergé illégalement. Quoi qu'il en soit, Aurous ne compte pas se laisser faire, comme l'atteste ce tweet :

Merci à tous pour votre soutien. Nous comptons affronter la RIAA et la vaincre.

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