(Capture d’écran YouTube)

Accusé d'homophobie, Koba LaD est déprogrammé de We Love Green

De We Love Green à Dour, plusieurs événements musicaux ont annoncé renoncer à la venue de l'artiste du 91.

Koba LaD est dans la tourmente depuis le début de la semaine pour avoir pris parti sur une affaire de meurtre homophobe, et les conséquences tombent les unes après les autres. Plusieurs festivals avaient rapidement annoncé être en contact avec l’équipe du jeune rappeur d’Évry depuis le week-end dernier – moment à partir duquel la polémique a éclaté. Depuis, c’est une cascade d’annulations de la part de ces mêmes festivals, où le jeune artiste de 19 ans était programmé pour cet été.

Le festival de Dour, l’un des plus populaires d’Europe, estime que "depuis sa création, le festival s’est toujours voulu un lieu de partage et de tolérance, ouvert à tou·te·s sans distinction de genre ou d’orientation sexuelle, et condamne fermement tout type de discours haineux".

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Même son de cloche du côté de We Love Green, autre référence européenne en matière de festival. "Malgré les excuses publiques de l’artiste sur sa maladresse, les idées véhiculées sont contraires à l’état d’esprit du festival", peut-on lire.

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Le Main Square Festival a également pris une décision semblable.

Le festival Garorock a annoncé avoir fait le même choix.

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Décision similaire du côté du Vyv Festival de Dijon, expliquant que "maladresse ou conviction, il en va de la responsabilité d’un artiste populaire, quels que soient son âge et ses positions de ne pas susciter par son comportement la haine à l’égard de l’autre".

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SOS Homophobie s’est associée "à la vague d’indignations suite aux insinuations intolérables du rappeur Koba LaD qui se réjouit du meurtre d’un jeune gay".

Dans deux vidéos sur ses réseaux sociaux, le rappeur a tenté de se défendre : "Je ne suis pas homophobe, chacun pour soi, dieu pour tous […] je cautionne pas du tout le meurtre, ni l’enfant gay, rien à voir, hors sujet, c’est une incompréhension […] il faut souligner que le screen les mains qui se serrent, le "bien fait", c’est pas moi qui l’ai marqué", peut-on d’abord voir. 

Puis, dans une seconde séquence filmée, il dit s’être "mal exprimé", avant d’ajouter : "Je ne cautionne pas le meurtre. Après l’enfant gay franchement… chacun pour soi, dieu pour tous, voilà, là je suis en vacances, arrêtez de me prendre la tête."

Konbini avec AFP 

Par Konbini, publié le 19/02/2020