Roadkill Couture : la mode version Noces Funèbres

Jess Eaton, la créatrice controversée de Roadkill Couture, aime tellement les animaux qu'elle récupère leur corps morts pour réaliser ses collections.

Du 19 au 21 mai prochain, la maison de couture britannique Roadkill Couture présentera au grand public sa collection de robes de mariée à la White Gallery de Londres. Un évènement pas si banal puisque la ligne inaugurée est réalisée à base de cadavres d'animaux.

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Si la styliste de la marque, Jess Eaton avait déjà fait parler d'elle à travers la création d'une veste en fourrure de rat et un chapeau affublé d'oreilles de cheval, sa nouvelle collection de robes de mariée enfonce le clou.

Noces Funèbres

Roadkill Couture a donc créé une ligne de vêtements à base de cadavres d'animaux. Jamais l'expression "noces funèbres" ne fut plus à propos puisque cette collection est directement inspirée du romantisme sombre de Tim Burton. Et si on entend déjà certains crier au scandale en dénonçant la violence animale, la créatrice Jess Eaton ne voit pas du tout les choses sous cet angle :

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Tous les jours, nous mangeons de la viande qui provient d'animaux et ensuite nous jetons leurs os et la fourrure - ce ne sont que des déchets. Je n'ai jamais et ne tuerai jamais d'animaux pour nos créations. Nous n'accepterions jamais de tuer au nom de l'esthétique d'un vêtement. Tout ce que nous faisons, c'est donner une deuxième vie à ces animaux à travers la mode, une fois que leur vie naturelle s'est achevée.

Si d'aucuns peuvent éprouver un certain dégoût à porter des fourrures et autres membres d'animaux sur soi, cette ligne n'est donc pas à proprement parler le résultat d'une violence meurtrière, n'en déplaise aux associations de défense des animaux. C'est ce qui permet d'ailleurs à Jess Eaton d'exposer son oeuvre à la White Gallery en mai prochain. En revanche, cette collection n'est pas sans provoquer une réflexion sur nos limites et nos propres tabous.

Si on peut en effet apprécier une jolie fourrure ou un beau cuir, il est peut s'avérer plus difficile d'apprécier un vêtement dont les caractéristiques animales dépassent la simple matière. La douceur d'une peau certes, mais quid des restes de la dépouille ?

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La frontière entre l'acceptable et le morbide ne tient parfois qu'à une aile...

Par Afifia B, publié le 11/03/2013

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