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Une vice-présidente de Nike démissionne à cause de son fils… revendeur de baskets

Publié le

par Hong-Kyung Kang

(©Intagram/@west.coast.streetwear)

Ann Hebert a dû quitter son poste suite à un article révélant que son fils gérait une grande entreprise de revente de sneakers.

C’est une histoire insolite qui ferait un bon synopsis de série. Ann Hebert, vice-présidente de la division nord chez Nike, a dernièrement annoncé son départ de l’entreprise au Swoosh. En cause, il s’est avéré que son fils n'est autre que le gérant de West Coast Streetwear, une grande entreprise de resell californienne.

Un scandale rocambolesque

L’affaire a été révélée par un article de Bloomberg Businessweek sur la revente de sneakers. Le média a interviewé un certain West Cost Joe, un jeune homme de 19 ans qui s'est lancé dans le resell de baskets : en effet, Joe écoule l’équivalent de centaines de milliers de dollars de chaussures chaque mois.

Seulement, Joshua Hunt, le journaliste, s'est rendu compte que le revendeur l’avait contacté via le numéro de téléphone d’Ann Hebert, vice-présidente chez la marque à la virgule. Lorsque Hunt demande à Joe quelle est sa connexion avec Ann Hebert, le jeune homme raccroche immédiatement. L’identité de Joe est alors percée à jour, et ce dernier est cité dans l’article sous son vrai nom, Joe Hebert, fils d’Ann.

Suite à cette révélation, la vice-présidente a annoncé sa démission. Parallèlement, un porte-parole de Nike a déclaré qu’Ann Hebert n’avait pas commis de "violation des règlements de l’entreprise". En effet, la femme d’affaires avait déjà signalé l’existence de West Coast Streetwear, et donc des affaires de son fils, à sa société.

(© Instagram/@west.coast.streetwear)

Cette prise de parole n’a cependant pas empêché les réactions négatives au sein de la communauté des adeptes de sneakers, qui est devenue très méfiante vis-à-vis de West Coast Streetwear. En effet, l’article de Bloomberg affirme que Joe détenait une carte de crédit American Express au nom de sa mère, qu’il avait utilisée pour effectuer des achats à plus de 100 000 dollars. De plus, le jeune reseller a expliqué au média américain qu’il utilisait des bots pour court-circuiter SNKRS, l’application Nike gérée par… Ann Hebert.

Joe Hebert est également soupçonné d’avoir utilisé les connexions de sa mère pour se procurer des paires de baskets à moindre coût. Si le jeune homme a démenti ces accusations, l’affaire continue à faire beaucoup de bruit. 

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