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Louis Vuitton livre une performance anti-raciste pour sa nouvelle collection

Publié le

par Hong-Kyung Kang

Louis Vuitton

Présentée par Virgil Abloh, cette performance vise à interroger la perception de l’étranger nourrie par la société actuelle.

Virgil Abloh, directeur artistique de Louis Vuitton, a présenté jeudi sa nouvelle collection, sous forme d’une performance anti-raciste et anti-homophobe menée par des rappeurs américains, et dévoilée dans le cadre de la Fashion week virtuelle à Paris. 

Un message politique puissant 

Tourné entre les montagnes suisses et une location abstraite à Paris, le film est inspiré d’Un étranger dans le village, essai de l’écrivain noir et homosexuel américain James Baldwin, qui raconte son expérience dans les années 1950 dans un village suisse parmi les Blancs, qui découvrent un être différent. 

Dans la dichotomie touriste/puriste explorée dans la présentation de Louis Vuitton, c’est le poète et rappeur Saul Williams qui incarne l’étranger. L’artiste et écrivain Kandis Williams, la danseuse trans Tosh Basco (Boychild) et le rappeur Yasiin Bey (ex-Mos Def) prennent part à la performance où se suivent des séquences de poésie, de danse, de patinage et de défilé. 

Virgil Abloh s’interroge dans cette collection sur comment les stéréotypes et les uniformes liés aux professions et aux modes de vie façonnent la personnalité, s’efforçant de changer ces idées préconçues. Dans ses notes, il écrit :

"La mode est un outil de la mise en forme de ces identités […]. De façon inconsciente, nous faisons confiance à une silhouette en costume et nous nous méfions en voyant le contour d’un sweat-shirt à capuche. […] Un homme d’affaires est-il toujours blanc ? Un basketteur est-il toujours noir ? Sont-ils toujours des hommes hétérosexuels ?"

Le créateur américain d’origine ghanéenne utilise dans cette collection le kente, textile ghanéen fait de bandes de tissu tissées à la main de soie et de coton, transformé en tartan. "Est-ce que ça rend le kente moins ghanéen et le tartan moins écossais ? La provenance est la réalité, tandis que la propriété est un mythe", assure-t-il. 

Konbini avec AFP 

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