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Netflix défend Dave Chappelle après des blagues jugées transphobes

Publié le

par Manon Marcillat

Aux États-Unis, la polémique enfle.

Ce vendredi, l’humoriste américain Dave Chappelle a suscité la polémique à la suite de blagues sur "le genre" dans un de ses shows diffusés sur Netflix, dénoncées par des militants LGBTQ+ comme étant "transphobes". Ce n’est pas la première fois que le comique de 48 ans, récompensé plusieurs fois aux Emmy et Grammy Awards et connu pour ses sketches sur le racisme, est critiqué pour des propos considérés homophobes ou transphobes.

Jaclyn Moore, productrice pour Netflix de la série Dear White People et elle-même transgenre, a affirmé sur Twitter qu’elle ne travaillerait plus avec la plateforme de vidéo à la demande "tant qu’elle continuerait à diffuser et à profiter de contenus aussi ouvertement et dangereusement transphobes".

Vendredi, les dirigeants de Netflix se sont réunis au siège de la plateforme pour leur "Quarterly Business Review", une réunion virtuelle interrompue par trois employés de Netflix afin de protester contre la diffusion du spectacle de Chappelle, notamment l’ingénieure Terra Field, qui s’identifie comme transgenre et qui avait affirmé sur Twitter la semaine dernière que Dave Chappelle attaquait "la communauté trans et la validité même de la transidentité". Selon Variety, les trois employés ont été suspendus.

À l’issue de cette réunion, Ted Sarandos, le PDG de Netflix, a adressé un mémo à ses équipes concernant la polémique, déclarant que le travail de Dave Chappelle ne s’apparentait pas à de la "haine" et que la société ne retirerait pas le programme, toujours selon Variety qui a pu consulter le document :

“Chappelle est un des comédiens de stand-up les plus populaires aujourd’hui et nous avons une longue histoire avec lui. Son dernier spectacle 'Sticks & Stones', qui avait également créé la controverse, est un de nos stand-up le plus vu, le plus sensible et le plus récompensé à date […].

Comme avec tous nos talents, nous travaillons dur pour soutenir la liberté d’expression, même si cela signifie qu’il y aura toujours des contenus que certaines personnes considèrent comme offensants […] Je reconnais cependant qu’il est difficile de faire la distinction entre le commentaire et l’insulte, surtout avec le stand-up qui existe pour repousser les limites."

Konbini avec AFP

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