© Sara Bentot pour Konbini

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Seconde main : découvrez notre carte de France des friperies

La meilleure alternative à la pollution engendrée par la fast-fashion.

#leplastiquenonmerci, une journée France Inter et Konbini le mercredi 5 juin. Enquêtes et reportages pour mettre en lumière les personnalités qui se battent pour changer les comportements.

La mode occupe aujourd’hui la seconde place du podium peu glorieux des industries les plus polluantes, juste après l’industrie pétrolière. La faute aux 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre émis chaque année, soit plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis, mais également aux pesticides utilisés pour cultiver le coton, aux litres d’eau nécessaires à la conception d’un jean et au pétrole utilisé pour fabriquer le polyester.

Face à ce constat, les marques éthiques se multiplient et de nombreux jeunes créateurs qui ont fait de l’upcycling leur credo émergent peu à peu sur le marché saturé de la mode. Produire moins et surtout produire mieux : l’antithèse de la fast-fashion, de ses cadences de production effrénées et de son lot de produits en matières synthétiques bas de gamme.

Mais la mode est également responsable d’une pollution bien plus pernicieuse qui sature nos rivières et nos océans : le microplastique. Plus d’un tiers des particules de microplastique présentes dans les mers proviendraient de textiles synthétiques qui, en un seul cycle de lavage, perdraient jusqu’à 730 000 microfibres, constate une étude de la Plymouth University en Grande-Bretagne. Chaque année, l’entretien de nos vêtements en machine relâcherait environ 500 000 tonnes de microparticules de plastiques dans les océans, soit l’équivalent de 50 milliards de bouteilles plastiques.

Vous pouvez limiter les rejets de pollution plastique grâce à quelques gestes simples, comme éviter de passer à la machine des vêtements qui n’ont été portés qu’un seul jour et limiter les lavages à très haute température : 30 à 40 degrés suffisent. Éviter également au maximum les vêtements en fibre synthétique et laver ses vêtements techniques (ceux conçus pour les activités sportives et en plein air contiennent de grande quantité de particules de microplastique) dans un filet à linge est également conseillé.

Mais la solution la plus durable pour lutter contre la pollution de l’industrie textile, sous toutes ses formes, est de privilégier les vêtements de seconde main. Pour vous aider à vous lancer, Konbini vous propose une carte (non exhaustive), réalisée grâce à Mapstr, des meilleures friperies en France et outre-mer et c’est par ici que ça se passe.

(© Konbini via Mapstr)

Par Manon Marcillat, publié le 04/06/2019

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