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La Belgique considère que les librairies sont des "commerces essentiels"

Publié le

par Arthur Cios

Contrairement à la France.

Le symbole est fort. Tandis que le gouvernement français essayait de se dépatouiller de la "polémique" sur la fermeture des librairies qui ne concernait pas la Fnac et autres vendeurs du genre pour ce deuxième confinement, la Belgique a offert une réponse simple : les librairies sont des "commerces essentiels", et ne fermeront pas malgré le confinement.

Courrier international, qui se base sur un article du Soir, nous raconte que le gouvernement belge a décidé ce samedi 31 octobre 2020 de ne pas fermer les librairies pour ce deuxième confinement, contrairement au premier. Ces derniers sont considérés alors comme des commerces essentiels, au même titre que les supermarchés, les stations-service ou bien même les magasins de bricolage.

Le vice-Premier ministre du gouvernement d’Alexander De Croo, Georges Gilkinet, commente ainsi :

"Il nous semble essentiel de développer une attention à l’égard des plus fragiles mais aussi au niveau de la santé mentale de tous les Belges. La culture a un rôle énorme à jouer en la matière. […] Parce qu’il n’y a rien de mieux que d’ouvrir un livre pour s’évader de la situation terrible que nous vivons."

Pour ce faire, elles n’auront qu’à respecter les précautions sanitaires prévues, et ne pas mettre en place d’évènements amenant du monde en boutique type animation ou jeux pour enfants. Mais le gouvernement belge a mis un point d’honneur à ne pas fermer ces boutiques, afin de "maintenir en vie cette forme de culture" et ne "pas faire à nouveau un énorme cadeau à Amazon", comme le dit le quotidien.

Pendant ce temps, pour calmer la polémique qui a amené 250 professionnels à signer ce texte dans les colonnes du Monde, le gouvernement français a préféré, au lieu d’ouvrir les librairies, interdire la vente de livres dans les supermarchés pour éviter la concurrence déloyale envers les structures fermées. Avant de finalement généraliser cela à tout ce qui ne serait pas "essentiel", comprendre textiles, cosmétiques, décoration, et plus encore.

Mais la colère ne fait que croître, le message étant perçu comme trouble.

À noter qu’Anne Hidalgo, la maire de Paris, a déclaré dans un entretien avec le Journal du dimanche que plusieurs maires travaillaient sur une initiative permettant l’ouverture de certains de ces commerces de proximité fermés du fait du confinement, là où plusieurs mairies ont pris des arrêtés pour permettre l’ouverture de commerces, ce qui est malheureusement illégal.

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