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Alerte générale : les parcs d’attractions français vont rouvrir en juin

Publié le

par Lucille Bion

Si votre vie manque d’adrénaline, il est temps d’y remédier.

Après plus de sept mois de fermeture à cause du Covid-19, le Parc Astérix et le Futuroscope vont rouvrir dès le 9 juin, suivis par Disneyland Paris, la première destination touristique privée en Europe, qui redémarrera le 17 juin. La semaine passée, le parc d’attractions vendéen du Puy du Fou, réputé pour ses fresques historiques et qui revendique 2,3 millions de visiteurs, avait annoncé sa réouverture quatre jours par semaine à partir du 10 juin.

"Nous avons tous rêvé de ce moment", a commenté lundi la présidente de Disneyland Paris, Natacha Rafalski, dans le communiqué annonçant la réouverture à Marne-la-Vallée, près de Paris, des Parcs Disneyland et Walt Disney Studios, de l’hôtel "Disney’s Newport Bay Club" et du Disney Village. Le parc, qui emploie quelque 17 000 personnes, avait cessé son activité entre le 13 mars et le 15 juillet 2020 et, après un intermède estival, avait refermé ses portes le 30 octobre. Les restrictions sanitaires l’avaient obligé à repousser ses dates de réouverture, prévues le 13 février puis le 2 avril.

"Notre réouverture s’accompagnera de mesures d’hygiène et de sécurité appropriées", indique le site, sans détailler les jauges appliquées en termes d’accueil. En Californie, le parc Disneyland d’Anaheim a rouvert fin avril avec une jauge limitée à 25 % de la capacité d’accueil habituelle. "Tous les visiteurs de 6 ans et plus, ainsi que les prestataires externes devront porter un masque conforme et ce, à tout moment de la journée (à l’exception des repas)", précise sur son site Internet Disneyland Paris. Ce seuil est relevé à 11 ans pour les visiteurs du Parc Astérix et du Futuroscope, ont précisé séparément lundi les deux parcs qui accueillent chacun plus de 2 millions de visiteurs à l’année.

En France, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics fermés (restaurants, commerces, musées) pour les personnes âgées de 11 ans et plus. Il l’est également à l’école pour les enfants dès 6 ans. Disneyland – qui ne communique plus son nombre de visiteurs depuis 2015, année où il avait accueilli 14,8 millions de personnes – "demande" également aux visiteurs "de se soumettre à un autodiagnostic de leur état de santé avant toute visite".

Des mesures "de santé et de sécurité" seront mises en œuvre sur l’ensemble du site, tandis que "certains spectacles, expériences ou événements n’auront pas lieu ou pourront être modifiés". Le Parc Astérix prévoit l’annulation de ses animations de rue, "afin de ne pas créer de regroupements de visiteurs".

Pas de "câlins" avec les mascottes

Concrètement, dans les attractions, "la configuration de chaque véhicule, ainsi que l’embarquement seront adaptés à la distanciation physique", indique Disneyland. À certaines heures de la journée également, la réservation d’un "pass" via l’application mobile officielle sera "nécessaire afin de rejoindre la file d’attente des attractions les plus populaires pendant un créneau horaire dédié".

Les aires de jeux pour enfants ainsi que les "rencontres traditionnelles" avec les personnages Disney "resteront temporairement indisponibles". Les salles de spectacle, couvertes et en plein air, "seront configurées pour assurer la distanciation physique", indique le parc, qui met en avant le renforcement de la fréquence de nettoyage des attractions "avec une attention toute particulière pour les zones de contacts fréquents".

Après une activité 2020 grevée par la pandémie du coronavirus, Disneyland Paris mise sur la saison estivale 2021 et le retour des touristes français comme étrangers pour redresser la barre. Au niveau mondial, le groupe américain Disney a annoncé il y a quelques jours que les mesures de restriction et de sécurité liées à la crise sanitaire devraient encore lui coûter 1 milliard de dollars sur son exercice 2021.

Au deuxième trimestre de son exercice décalé (janvier-mars), le chiffre d’affaires a reculé de 13 % sur un an à 15,6 milliards de dollars, inférieur aux attentes du marché. Toutes les activités ont vu leurs revenus baisser, sauf les plateformes de streaming. En novembre 2020, Disney – qui employait quelque 203 000 personnes dans le monde à fin octobre – avait annoncé prévoir de supprimer 32 000 emplois dans ses activités liées aux parcs d’attractions d’ici à la fin du premier semestre 2021, en raison de l’impact de la pandémie.

Konbini AFP

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