(Capture d’écran YouTube)

Vidéo : immersion en Corée du Sud, où tatouer est considéré comme un crime

L’activiste et tatoueuse Grace Neutral s’est intéressée à la culture du tatouage en Corée du Sud où seuls les médecins peuvent tatouer. 

(Capture d'écran YouTube)

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En Corée du Sud, seuls les médecins titulaires d’une licence ont le droit de pratiquer l’art du tatouage. De plus, les personnes tatouées sont souvent regardées de travers et stigmatisées. Si bien que certains ont peur de prendre les transports en commun, vous vous rendez compte ?

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Mais malgré la politique sévère du pays en matière de tatouage, beaucoup de tatoueurs préfèrent se mettre en danger et tenir des salons en secret plutôt que d’obéir à des lois absurdes. Sérieusement, quelle personne titulaire d’un diplôme en médecine abandonnerait tout cet argent pour dessiner sur la peau des gens avec une aiguille ?

Interpellée par cette situation, la tatoueuse et activiste Grace Neutral a fait équipe avec i-D pour réaliser cette vidéo qui explore la scène underground du tatouage en Corée du Sud. Dans ce film d'à peine 8 minutes, sous-titré en français, la jeune femme traine avec un tatoueur local, Apro Lee, qui lui parle de la culture du tatouage dans son pays.

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Du haut de ses 27 ans, Grace Neutral est elle-même passée par de nombreuses modifications corporelles : non seulement elle porte des lentilles de couleur et arbore une véritable collection de tatouages, mais en plus, elle a des oreilles pointues d’elf, une langue bifide, des scarifications et (roulement de tambours) elle n’a plus de nombril.

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Mais ce n’est pas qu’une question d’apparence. Grace Neutral veut remettre en question les standards de beauté mainstream et changer le regard que les gens portent sur les styles alternatifs. Dans les quatre premiers épisodes réalisés pour i-D, la "princesse alien" déambule dans les rues de la capitale, Séoul, pour essayer d’en savoir plus sur l’industrie de la beauté coréenne qui pèse 6 milliards de dollars.

Traduit de l’anglais par Hélaine Lefrançois.

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Par Justina Bakutyte, publié le 10/05/2016

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