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Un réseau neuronal mélange des images de fleurs et de dinosaures pour un résultat tripant

Publié le

par Thibault Prévost

L’artiste Chris Rodley s’est aidé d’un algorithme de deep learning pour mêler des silhouettes de dinosaures à différentes textures. Génial.

Longtemps avant les effusions techno-artistiques de Google DeepMind, qui accouchait en 2015 de clichés hallucinants mêlant textures multicolores et silhouettes classiques, le grand Giuseppe Arcimboldo avait déjà eu l’idée de composer ses peintures avec des fruits et des légumes, réunissant du même coup ses deux passions pour la peinture figurative et les natures mortes – et offrant involontairement à l’art classique la première campagne de pub pour une alimentation équilibrée. Presque cinq siècles plus tard, Arcimboldo n’est probablement plus qu’un petit tas d’ossements en décomposition avancée, mais les algorithmes ont repris le flambeau. À condition qu’un être humain les guide, bien évidemment.

Ça tombe bien, c’est exactement ce qu’a fait l’artiste Chris Rodley, dont le travail vient d’être repéré par Sploid : à l’instar des équipes de DeepMind, Rodley a fourni à une IA deux motifs – des silhouettes de dinosaures d’une part, et différentes textures de l’autre – afin qu’elle se charge de les mêler. Loin de Google, le réseau neuronal est celui de Deepart.io, développé par l’université allemande de Tübingen. Une fois tout le processus mis en place, Rodley n’avait plus qu’à faire mumuse avec les diverses textures pour comparer les résultats… et rien ne fonctionne mieux que des silhouettes de grands prédateurs préhistoriques mêlés à un bouquet de compositions florales, comme le montre l’image en tête d’article.

Mais l’artiste ne s’est pas cantonné à la seule exploration florale, oh que non ! Ses dinosaures ont également fusionné avec des textures fruitées et légumineuses. Quand ce n’est pas avec des bouts d’escaliers ou de navires – pour un résultat un peu moins réussi, puisqu’ils font malheureusement disparaître les silhouettes des animaux dans un grand gloubi-boulga de bois et de voilures. Quand aux dinos mêlés aux joyaux de la couronne britannique, eh bien… le résultat est au-delà des mots. Si Chris Rodley a commencé par mettre ses résultats sur Twitter, probablement en toute innocence, les internautes ont évidemment floodé l’artiste pour obtenir les images en haute résolution. Elles sont donc désormais disponibles sur son site. Chapeau, l’artiste.

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