Une oeuvre anti-Hadopi du street artist Sampsa défigurée à Paris

Au printemps 2013, l'artiste finlandais Sampsa avait réalisé dans le haut de la rue de l'Espérance (13ème arrondissement de Paris) une peinture murale anti-Hadopi, la loi instaurée par le gouvernement Sarkozy pour lutter contre le téléchargement illégal. Depuis un an, les Parisiens pouvaient admirer un pochoir représentant un croisement entre un moustique géant et un robot, prêt à piquer le dos d'un adolescent effrayé.

Cette image était surplombée d'une inscription en rouge sang : "The Blood Sucking HADOPI" (le suceur de sang HADOPI).

Le pochoir "The blood sucking HADOPI" réalisé par Sampsa

Publicité

Cette oeuvre faisait partie d'une série de pochoirs réalisée par l'artiste pour dénoncer les lois anti-piratage en Europe qu'il trouve "abusives". Il expliquait sa démarche au blog spécialisé In Ze Street :

Je pense que le street art combiné avec des mécanismes sociaux, comme par exemple l’initiative citoyenne, peuvent être une nouvelle forme de mouvement social.

Mais aujourd'hui, l'oeuvre de Sampsa a été détériorée par les services municipaux de Paris. En voulant faire disparaître des tags politiques qui parsemaient les murs de la Butte-aux-cailles, ils ont effacé une partie essentielle du pochoir, comme le rapporte le site Numerama.

Publicité

C'est sur Twitter qu'un internaute a posté une photo du pochoir après le passage des pinceaux des employés municipaux : l'inscription "The Blood Sucking HADOPI" a disparu.

Capture d'écran Twitter

Alors simple erreur de la part d'un employé un peu trop zélé ou réelle intention d'effacer un messages qui dénonce une loi mise en place en juin 2009 ? En tout cas, l'oeuvre se retrouve dénaturée et il ne s'agit plus que d'un gamin coursé par un moustique assoiffé.

Publicité

Par Constance Bloch, publié le 12/02/2014

Copié

Pour vous :