Une street-artist poursuivie pour avoir "défiguré" des parcs nationaux américains

En peignant dans plusieurs parcs nationaux américains, une jeune street-artist s'est attiré les foudres des gardes forestiers et des internautes.

La peinture de Casey Nocket au parc de Yosemite aux Etats-Unis, qui a entraîné l'investigation.

La peinture de Casey Nocket au parc de Yosemite aux Etats-Unis, qui a entraîné l'investigation.

Depuis quelques semaines et dans une dizaine de sites naturels américains protégés dont le parc national de Yosemite, la vallée de la Mort ou encore le Grand Canyon, une artiste-peintre a décidé de laisser sa trace, révèle le site Modern Hiker.

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Elle s'appelle Casey Nocket, utilise le pseudonyme "Creepytings" et se considérait déjà comme un Banksy de la nature. Jusqu'au jour où les gardes forestiers de plusieurs parcs nationaux américains ont commencé à mener leur enquête, avec l'aide des utilisateurs de Reddit, pour découvrir qui se permettait de "défigurer ces lieux naturels", avec un art qui plus est "moche" selon divers médias.

Agée d'à peine 21 ans, la jeune femme ne se doutait certainement pas qu'elle allait devenir connue de cette manière-là. En vacances à travers les États-Unis, celle-ci publiait régulièrement sur son compte Instagram – aujourd'hui clôturé – des photos de ses "oeuvres". Et alors que le street-art et le graffiti sont toujours plus tolérés dans les rues et que ceux qui les considèrent encore comme du vandalisme sont bien moins nombreux qu'auparavant, cette même tendance est loin d'être vraie dans la nature.

Casey Nocket en train de réaliser une de ses "oeuvres".

Casey Nocket en train de réaliser une de ses "oeuvres".

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Art ou vandalisme ?

Avant même que les institutions ne s'en mêlent, les photos de Casey Nocket sur Instagram faisaient déjà polémique. Et juste avant que son compte ne ferme, The Denver Post relayait un de ses posts où elle se justifiait auprès des internautes mécontents : "C'est de l'art, pas du vandalisme, je suis une artiste".

Il semblerait que les 11 000 signataires d'une pétition sur le site "We are people", hébergé par la Maison-Blanche, ne sont pas non plus de cet avis :

Casey Nocket a voyagé dans l'ouest des États-Unis, vandalisant des parcs nationaux et des monuments nationaux avec son "art". Elle savait qu'elle n'était pas dans son droit lorsqu'elle utilisait la peinture acrylique. Elle a répondu à une des questions sur Instagram au sujet du matériel qu'elle utilisait par : "Je sais, je suis une mauvaise personne".

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Deux autres de ses "oeuvres" dans des parcs nationaux.

Si la présupposée artiste a désormais réalisé la portée de ses actes et semble les regretter, la pétition demande néanmoins que les autorités la poursuivent avec "les charges d'accusations les plus sérieuses possibles pour ces infractions". Une initiative que soutient Jeffrey Olson, porte-parole de Park Service, interviewé par le Denver Post :

Les parc nationaux existent pour préserver et protéger notre héritage national naturel, culturel et historique. La vandalisme est une violation de la loi et il abime et parfois détruit les trésors souvent irremplaçables qui appartiennent à tous les Américains.

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Si les personnes qui vandalisent les parcs nationaux – on pense notamment à ceux qui gravent ou peignent leur nom sur la roche – sont rarement pris la main dans le sac, les coûts pour effacer, lorsque cela est possible, ces "gribouillages" s'élèvent à plusieurs centaines de milliers de dollars chaque année, rapporte The Daily Caller.

De son côté, Casey Nocket risque jusqu'à un an de prison et/ou une amende de 20 000 dollars. On comprend mieux pourquoi la jeune femme regrette ses actes...

Par Anaïs Chatellier, publié le 29/10/2014

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