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Le Smithsonian dévoile une collection de 40 000 œuvres d'art numérisées

Publié le

par Théo Chapuis

L'offre d'œuvres d'art en ligne s'agrandit en ce début 2015 avec 40 000 œuvres d'art du Smithsonian Institution de Washington numérisées. 

Boîte laquée, Chine, dynastie Ming, règne de Yongle, 1403-1424, laque rouge sculptée sur base de bois (Crédits image : Freer-Sackler/Smithsonian)

Le Metropolitan Museum de New York ou le Rijksmuseum d'Amsterdam sont peut-être des musées mais ils n'ont rien de poussiéreux. Tout comme le Getty ou le Los Angeles County Museum, ils dévoilent sans aucune pudeur les reproductions numériques de leurs œuvres sur Internet. Cette démarche vient d'inspirer la Smithsonian's Freer Gallery of Art et l'Arthur M. Sackler Gallery : les deux institutions lâchent quarante mille œuvres d'art originaires des continents américains et asiatiques sur le web. Tout simplement. Tout est là.

Plus en détails, selon la Smithsonian Institution de Washington D.C (sous l'égide de laquelle ce fonds se retrouve dévoilé) cette collection date du Néolithique à nos jours et couvre un spectre d'œuvres souvent inédites aux yeux d'un large public. Dans le détail, elle comprend "1 806 objets d'art américains, 1 176 objets d'Égypte Antique, 2 076 objets du Proche-Orient, 10 424 objets d'art chinois, 2 683 objets d'art musulman, 1 213 objets d'art d'Asie et d'Asie du sud-est, et de plus petits lots de travaux d'origine coréenne, arménienne, byzantine, grecque et romaine".

Soit un des plus vastes musées sur Terre, dématérialisé, avec en tout plus de 10 teraoctets et 50 000 images de données.

"La nature-même du musée est en train de changer"

The Verge, qui apprend la nouvelle, ajoute que ce travail de transparence sur sa collection s'inscrit dans la tentative du Smithsonian de rendre son fonds plus accessible – au-delà de sa présence physique sur le "National Mall" de la capitale des États-Unis.

Julian Raby, directeur de l'Arthur M. Sackler Gallery et de la Freer Gallery Of Art, semble faire de cette apparition de plus de 40 000 œuvres sur Internet un cheval de bataille politique. Il explique en quelques mots pourquoi le Smithsonian fait un tel effort de transparence sur de si nombreuses œuvres d'art :

Nous sommes confrontés à un point de basculement dans l'ère digitale. La nature-même du musée est en train de changer. Nous nous efforçons de promouvoir l'amour pour l'étude de l'art asiatique et la meilleure manière dont nous pouvons nous y prendre est de libérer nos ressources pour inspirer leur valorisation, leur étude et la création.

Les œuvres d'art sont intégralement visibles en suivant ce lien. Ci-dessous, quelques échantillons.

Shiva Nataraja, Inde, dynastie Chola, circa 990, bronze (Crédits image : Freer-Sackler/Smithsonian)

Femme au bouquet de fleurs, Iran, période séfévide, circa 1575, peinture à l'eau et or sur papier (Crédits image : Freer-Sackler/Smithsonian)

Harmonie de Bleu et d'Or, la Chambre du Paon, James McNeill Whistler (1834-1903), 1876-77, huile et feuilles d'or sur toile, cuir et bois (Crédits image : Freer-Sackler/Smithsonian)

Céramiques vietnamiennes et khmer de la collection Hauge (Crédits image : Freer-Sackler/Smithsonian)

Dieu du Tonnerre, Katsushika Hokusai (1760-1849), période Edo, 1847, encre et peinture sur papier (Crédits image : Freer-Sackler/Smithsonian)

Bas-relief montrant un roi offrant du vin, Égypte, dynastie ptolémaïque, 305-30 av. J.-C, calcaire tendre (Crédits image : Freer-Sackler/Smithsonian)

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